L’Asie agit comme un aimant auprès des banques pour le négoce des métaux
Alors que Standard Chartered déplace de Londres à Hong Kong son responsable mondial, Deutsche Bank installe un coffre fort d’or à Singapour
Publié le
Benoît Menou
Les matières premières ont beau subir depuis quelques mois la défiance des investisseurs, qui évoquent la fin du «super-cycle» entamé en 2000, le sentiment à long terme des banques envers les métaux reste positif. Particulièrement dans le sillage de la demande asiatique et chinoise. Le pays est le principal consommateur mondial de métaux de base (41% de la demande mondiale de cuivre et 43% de celle d’aluminium en 2012 selon Barclays) et le plus important producteur d’or.
De quoi inciter les banques à ajuster leurs stratégies en termes de négoce, dans un souci de proximité de la clientèle. Hong Kong et Singapour semblent bien placées pour jouer un rôle majeur. A l’occasion d’un entretien accordé à Bloomberg, le responsable mondial du trading de métaux de Standard Chartered, Jeremy East, a confié avoir transféré le mois dernier son bureau de Londres à Hong Kong. Le dirigeant assure que la structure du marché est en train d’évoluer, le rachat l’an passé du London Metal Exchange (LME) par la Bourse de Hong Kong appelant un transfert de compétences techniques et de gamme de produits vers la place asiatique.
L’équipe locale de la banque britannique (qui réalise certes la majeure partie de son activité en Asie) pourrait représenter d’ici deux ans la moitié de celle de Londres, contre un quart aujourd’hui, notamment grâce à la possibilité offerte depuis la semaine dernière de négocier des contrats du LME depuis Hong Kong.
L’appétit des banques pour la région s’est également matérialisé par l’annonce le mois dernier par Deutsche Bank de l’ouverture d’un coffre fort d’or à Singapour, d’une capacité de quelque 200 tonnes. La valeur de ce trésor pourrait ainsi dépasser 6 milliards d’euros aux cours actuels. La demande d’or physique est tirée par l’Asie, et notamment par l’Inde et la Chine.
Haut cadre du groupe allemand pour la gestion de fortune en Asie-Pacifique, Mark Smallwood ajoute dans le Wall Street Journal que « l’or a été traditionnellement entreposé à Londres, à Zurich ou à New York, mais il existe une dynamique importante (vers l’Asie) du fait de la persistance de la crise financière mondiale». Standard Chartered pourrait d’ailleurs suivre le mouvement de stockage d’or, à Hong Kong cette fois, selon Jeremy East.
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