L’appétit des fonds souverains pour l’immobilier parisien devrait se renforcer
L’immobilier français devrait rester une cible de choix pour les fonds souverains. Selon l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), les investissements des fonds souverains dans le secteur immobilier en Europe pourraient atteindre près de 10 milliards de dollars par an sur les cinq prochaines années.
Pour établir ces anticipations, l’IEIF a eu recours à deux méthodes d’évaluation : l’une basée sur les flux d’investissements annuels, et l’autre sur l’allocation d’actifs des encours. Outre la Grande-Bretagne, «une bonne partie de ces investissements sera dirigée vers la France, qui offre un positionnement sur des actifs et des localisations indiscutables, permettant de mitiger les risques d’entrée en récession et d’entrée en déflation de la zone euro», souligne l’étude.
En 2011, le volume d’investissements des fonds souverains en Europe s’est chiffré à 80,9 milliards de dollars dont 13,4 milliards dans l’immobilier. La tendance a été soutenue par les investisseurs moyen-orientaux, norvégiens et asiatiques. Ces deux dernières années ils ont consacré près de 4 milliards d’euros à la pierre parisienne.
Les Etats-Unis restent le terrain de chasse privilégié des fonds souverains qui y consacrent 75% de leurs investissements immobiliers, l’Europe étant l’autre principal destinataire. «Si l’on constate que les investissements dans le secteur immobilier européen demeurent faibles à l’échelle des volumes d’investissements des fonds souverains, ils sont amenés à s’amplifier car ils entrent dans une logique de différenciation dans le cadre d’une allocation d’actifs dynamique», explique Anne-Céline Cambier, analyste chez IEIF. Les fonds doivent en effet gérer les passifs implicites liés à leurs objectifs, les sources de leurs revenus et l’usage futur de leurs actifs.
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