L’AMF invite à surveiller de près l’évolution des taux d’intérêt
Malgré une bonne orientation des marchés boursiers et une amélioration des conditions de financement des entreprises, mais dans un environnement économique toujours fragile, l’AMF ne constate pas de baisse des risques par rapport à la mi-2013. Les tensions financières alimentées par un manque de coordination dans la consolidation budgétaire, la sortie progressive des politiques monétaires non conventionnelles ou les ajustements requis par la mise en place du mécanisme unique de supervision des banques peuvent toujours faire craindre une crise systémique. Et à horizon 2015, le régulateur n’anticipe pas de modification significative.
En revanche, l’AMF souligne une montée des risques pour 2015 en ce qui concerne un relèvement des taux d’intérêt à long terme ou des primes de risque plus rapide qu’anticipé, fragilisant les acteurs endettés ou ayant des actifs dont les prix, ne reflétant pas leurs données, pourraient être brutalement corrigés.
Les niveaux des taux d’intérêt représentent également des défis importants pour la gestion collective. Alors que les encours ont poursuivi leur rebond l’an dernier (+17% en Europe, +15% en Amérique et +3% en Asie), le bas niveau des taux affecte la performance des fonds. Fin 2013, 40% des fonds monétaires affichent au moins un jour de performance négative ou nulle au cours du mois.
Parmi les risques majeurs, le gendarme boursier souligne le renforcement des besoins en collatéral de bonne qualité, avec un risque de réutilisation et de transformation mal maîtrisée, face à une offre d’actifs de garantie pouvant être rare localement en cas de stress sur les marchés.
Autre point d’attention pour l’an prochain, l’organisation des marchés financiers en Europe. Les exigences prudentielles renforcées, et des institutions financières parfois mal coordonnées, risquent de favoriser des arbitrages réglementaires.
Le régulateur reste particulièrement attentif à la fragmentation des marchés. Si les parts de marché des dark pools restent modestes, elles continuent à croître au risque de détériorer le processus de formation des prix.
Par ailleurs, l’AMF met en garde pour la première fois les investisseurs sur les risques associés aux monnaies virtuelles, du type bitcoin, tout en reconnaissant n’avoir encore reçu aucune plainte.
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