L’AMF dévoile ses premières «transactions»
Très attendues, les deux premières «transactions» de l’AMF, sur les huit en cours, viennent d’être publiées. Cet accord de composition administrative, proposé par le Collège de l’AMF comme alternative à une procédure de sanction, ne concerne que les manquements des professionnels (hors infrastructures de marché) à leurs obligations. Toutefois, les abus de marché ne peuvent faire l’objet d’une transaction et passent nécessairement devant la commission des sanctions de l’AMF.
La première transaction, conclue le 14 mars avec la société de gestion Alis Capital Management, illustre «l’importance, pour toutes les sociétés de gestion de portefeuille, et en particulier pour celles de petite taille, d’organiser la permanence des moyens humains et techniques», précise l’accord. En l’espèce, le régulateur a constaté l’absence partielle ou totale de gestion effective d’un fonds commun d’intervention sur les marchés à terme pendant plusieurs mois fin 2009. Non seulement, les porteurs de parts n’en ont pas été informés clairement, mais il en est résulté, selon le Collège, une stratégie structurellement perdante pour eux, les frais étant supérieurs au rendement net. Alis CM s’engage à verser 20.000 euros au Trésor, montant correspondant au frais de gestion prélevés sur l’actif net du fonds litigieux à la suite de l’absence de gestion active, augmentée d’environ 50%. Alis s’engage aussi à documenter ses modèles quantitatifs.
La seconde transaction, du 20 mars, met en exergue «l’importance, pour les conseillers en investissements financiers, du respect de l’interdiction de l’activité de gestion pour compte de tiers». La Compagnie océanienne de gestion privée (COGEP) a en effet conclu avec une trentaine de ses clients une convention permettant la fourniture du service de gestion de portefeuille alors que son statut de conseiller en investissements financiers le lui interdisait. Le montant de la transaction a été fixé à 10.000 euros.
Dans les deux cas, les mis en cause tiennent à préciser qu’ils ne reconnaissent pas les griefs qui leur sont imputés, sans prendre toutefois le risque de faire reconnaître leur innocence par la commission des sanctions.
Les délais de publication peuvent paraître longs mais s’expliquent par la lourdeur de la procédure. Une fois l’accord conclu, il doit être validé par le Collège de l’AMF, puis par la commission des sanctions.
Plus d'articles du même thème
-
AB Foods compte dégager de la valeur en se scindant en deux
L’activité de distribution de vêtements (Primark) et l’activité agroalimentaire (FoodCo) seront cotées à Londres. La scission est prévue fin 2027. -
Conflit au Moyen-Orient : cinquante nuances de mesures prises pour faire face à la montée des prix de l’énergie
Dans cette tribune, Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, analyse les différentes options adoptées par les Etats face à des prix de l'énergie en hausse. la diversification des sources d'approvisionnements reste une des meilleures manières de s'en protéger -
HSBC Private Bank France nomme une directrice pour ses clients les plus fortunés
La banque privée promeut Diane Alexane, l'ancienne responsable du conseil en investissement pour la France et le Luxembourg. -
Tim Cook annonce son départ d’Apple
L’emblématique directeur général d’Apple sera remplacé par John Ternus dont le nom circulait déjà depuis plusieurs semaines. -
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Les retards de paiement sont soumis au crash test de la facture électronique
Ellisphere note un repli du retard moyen à 15,3 jours en France au premier semestre. Une tendance qui reste fragile.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Groupama AM va sensibiliser les étudiants d’HEC Paris à la gestion d’actifs
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'Opinion« Le problème n’est pas que la métaphore guerrière existe, c’est qu’elle soit devenue omnipotente »
Guénaëlle Gault : « La cohésion par l'ennemi est fragile. Elle dure le temps que dure la menace. Quand l’ennemi disparaît, la cohésion s'effondre. Les “guerres” mal définies et que l’on ne gagne jamais s’empilent et donnent l’impression que nous sommes tout le temps en guerre, qu’il y a constamment un allié et un ennemi. Cette unité de façade est plutôt une bombe à fragmentation » -
Trump accuse l'Iran d’avoir « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises »
« L’Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises ! », a fustigé Donald Trump dans un message posté sur Truth Social. Pour l’heure, aucune délégation iranienne n’a quitté Téhéran pour des pourparlers au Pakistan -
Attentats de Paris : les forces de l’ordre intervenues au Bataclan décorées de la Légion d'honneur
Au total, 55 policiers de la préfecture de police, de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) du RAID et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris se sont vus honorés de Légion d’honneur, ainsi que deux présidents d’association de victimes