L’Allemagne écarte une résolution définitive de la crise pour ce week-end

L’augmentation de la participation du secteur privé au sauvetage de la Grèce semble néanmoins avancer
Violaine Le Gall
Wolfgang Schäuble le 17 octobre. Photo: Blooomberg
Wolfgang Schäuble le 17 octobre. Photo: Blooomberg  - 

Alors que les marchés financiers misaient encore lundi matin sur une résolution définitive de la crise grecque lors du sommet européen du 23 octobre, leurs espoirs ont été mis à mal par les déclarations du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. «Nous n’aurons pas de solution définitive ce week-end», a-t-il expliqué hier à Düsseldorf. Finaliser les détails prend plus de temps que les investisseurs ne le pensent, a-t-il ajouté. Angela Merkel «a souligné que les rêves qui s'ébauchent de voir ce plan signifier que tout sera résolu et terminé lundi ne pourront pas être exaucés», a pour sa part rapporté Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande, à Reuters. La réunion devrait cependant déboucher sur un programme en cinq parties.

L’une d’elle portera sur la participation du secteur bancaire au sauvetage de la Grèce. Sur ce dossier, les banques pourraient se résoudre à accepter une décote plus importante sur les obligations d’Etat grecques que les 21 % fixés dans l’accord du 21 juillet. Les détenteurs privés de ces titres sont préparés à discuter des modifications sur la façon dont ils pourraient participer à l’allègement de la dette grecque, a expliqué Charles Dallara, directeur du lobby bancaire IIF, à Reuters. Mais cette concession ne se fera pas sans garde-fou.

«Si les officiels envisagent de demander au secteur privé de porter un nouveau regard sur la Grèce, cela ne pourra se faire que dans le cadre d’un processus plus large répondant à l’ensemble des problèmes de la dette souveraine en Europe», a précisé Charles Dallara. Il demande une «discussion ouverte et transparente» sur le programme d’ajustement de l'économie grecque et sur les problèmes de soutenabilité de la dette qui en découlent. Josef Ackermann, le patron de Deutsche Bank et président de l’IIF, se rendra à Bruxelles cette semaine.

Le plan de recapitalisations des banques européennes sera également à l’ordre du jour. Les françaises «seront recapitalisées même si elles sont solides car nous sommes dans un climat d’extrême nervosité», a rappelé hier la ministre du Budget Valérie Pécresse sur RMC et BFM TV. Elle a réitéré la demande de relever le ratio de capitaux propres des banques à 9 % d’ici à fin 2013. Enfin, les missions de l’EFSF, le fonds européen de stabilité financière, seront à l’ordre du jour.

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