L’affaire Madoff rajoute un critère d’analyse à l'évaluation de Pioneer
Les prétendants au rachat de la société de gestion restent focalisés sur l’accord de distribution dans les réseaux d’UniCredit
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Bernard Madoff s’invite dans le processus de cession de Pioneer. Irving Picard, chargé de liquider la société de l’escroc américain, réclame à la galaxie UniCredit 19,6 milliards de dollars. Les candidats au rachat de la filiale de gestion de la banque italienne essaient désormais d’évaluer si ce litige peut créer un passif pour Pioneer. Sans encore y voir très clair ni se montrer trop inquiets. «C’est un élément de plus à prendre en compte dans les due diligences» reconnaît l’un d’eux.
Pour l’heure, avec 185 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin septembre et 247 millions de résultat imposable sur neuf mois, Pioneer vaudrait autour de 3 milliards d’euros. Un prix ajustable en fonction des modalités de paiement. UniCredit veut le maximum de cash, alors que les prétendants, notamment Amundi, BNP Paribas et Natixis AM préfèreraient logiquement payer en titres. «Faire rentrer UniCredit au capital de la future entité permettrait de consolider le partenariat commercial», plaide un banquier.
L’acquéreur pourra toutefois vite réduire sa facture. Les activités de Pioneer aux Etats-Unis font l’objet de marques d’intérêt séparées et seraient facilement cessibles. A quel prix ? «600 millions à la casse, mais l’on peut faire monter les enchères jusqu'à un milliard», espère un banquier.
Si l’on isole ce pôle américain, la valeur résiduelle de Pioneer tient à l’accord qui liera le gestionnaire aux réseaux d’agences d’UniCredit en Italie, en Allemagne (avec HVB) et en Europe centrale. En effet, les expertises et les équipes de gestion de la société, basées pour l’essentiel à Dublin, n’intéressent guère les repreneurs. Ce qui promet des économies estimées entre 15% à 25% de la base de coûts de la cible, dans la moyenne des rapprochements du secteur.
Deux éléments sont dès lors regardés de près. D’une part, la capacité de Pioneer à placer ses fonds en tête de gondole dans les réseaux UniCredit. La banque italienne n’octroiera pas d’exclusivité à son nouveau fournisseur. Mais les discussions portent sur des droits prioritaires de commercialisation accordés à certains produits Pioneer. L’autre sujet sensible est celui des commissions de distribution reversées aux réseaux. Ce taux atteint aujourd’hui 50% environ chez Pioneer, contre 65% à 70% pour le secteur en Italie. Si Pioneer devait s’aligner demain sur cette moyenne, sa rentabilité diminuerait. Et sa valeur aussi.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Après Harvest et la DGFiP, le groupe Orion est à son tour touché par une cyberattaque, non pas via ses propres infrastructures, mais à travers le piratage du poste d'un de ses clients CGP.
Pas de trêve estivale pour les SCPI. La rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des actualités des mois de juillet et d'août : acquisitions, cessions, liquidités, nominations…
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Le maire de Troyes dénonce la responsabilité d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal dans le bilan du macronisme. S'il faut « renverser la table », « je ne vois pas comment on le fait avec ceux qui ont mis la nappe »
EXCLU WSJ. Les sociétés technologiques font les yeux doux aux démocrates et recrutent des conseillers pour préparer d’éventuels démêlés judiciaires si les républicains venaient à perdre le contrôle de la Chambre des représentants lors des midterms de novembre
Quatre Français sont portés disparus après la coulée de boue qui a ravagé des vallées entières au Népal et en Chine. On compte par ailleurs 633 décès et environ 3 000 disparus. Les secours sont à pied d’œuvre