L’activité en France a chuté en mai, selon les indices Markit
La reprise de l’activité dans le secteur privé a calé en mai, l’indice Markit des directeurs d’achat (PMI) ayant enregistré une contracion dans le secteur manufacturier, après deux mois de croissance, selon les premières estimations «flash» publiées jeudi 22 mai. Cet indice est retombé à 49,3, contre 51,2 en avril, la barre des 50 séparant croissance et contraction de l’activité. Dans les services, l’indice est lui aussi repassé sous 50, à 49,2 contre 50,4 en avril.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 51 pour le premier et 50 pour le second. L’indice PMI composite (industrie et services) s’est inscrit à 49,3 contre 50,6 en avril.
Pour la zone euro, l’indice PMI Markit composite, basé sur une enquête menée auprès de milliers d’entreprises, a légèrement reflué à 53,9 en mai, juste sous l’indice d’avril (54). Les baisses de prix ont évité un recul plus prononcé de l’indice, estiment les économistes de Markit. Ils tablent sur une croissance de l’activité de 0,5% au deuxième trimestre en zone euro, qui serait le taux le plus élevé depuis trois ans.
En France, les entreprises interrogées par Markit signalent une baisse du volume des commandes reçues pour le deuxième mois consécutif ainsi qu’un recul, le premier depuis cinq mois, des nouvelles commandes à l’export. L’emploi recule de son côté pour le septième mois consécutif en mai, «le taux de suppression de postes se redressant en outre et atteignant son plus haut niveau depuis février.» Même si le taux de contraction est marginal, les premiers chiffres de mai montrent que la reprise économique française «reste poussive» et qu’elle devrait continuer de décevoir au deuxième trimestre, estime Jack Kennedy, économiste de Markit.
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