L’activité économique en zone euro confirme son léger redressement
Le léger frémissement de l’activité en zone euro se confirme. La hausse plus forte que prévu de 0,9 point de l’indice PMI Markit en février qui s’est hissé à 53,5 points, a été tirée par l’indice des services, en hausse de 1,2 point à 53,9, alors que l’indice manufacturier est resté stable à 51,1. Un écart croissant qui suggère que «que les conditions actuelles marquées à la fois par la baisse des prix du pétrole et l’assouplissement monétaire de la BCE, qui a un impact à la baisse sur l’euro, se transmettent surtout aux consommateurs et donc au secteur des services», explique Natixis.
BNP Paribas estime que l’effet de la chute attendue de l’inflation à -0,6% fin mars sur le pouvoir d’achat des consommateurs devrait avoir un impact positif de 0,8 point sur la consommation réelle, qui représente 55% du PIB total de la zone euro. Le maintien du rythme de dépréciation du taux de change réel de l’euro pourrait même avoir un effet bénéfique supplémentaire sur la croissance de 0,2 à 0,3 point cette année.
«Au niveau actuel, l’indice suggère une croissance trimestrielle de 0,3%», estime Natixis. «Les perspectives de croissance en zone euro se sont améliorées plus rapidement que prévu», ajoute de son côté BNP Paribas qui a révisé à la hausse ses prévisions de croissance de 0,2 point au dernier trimestre 2014 et au premier trimestre 2015 à respectivement 0,3% et 0,4%. La banque s’attend désormais à un rebond du PIB de 1,5% cette année, après 0,9% en 2014.
En France, l’indice composite PMI a fortement rebondi de 4 points pour atteindre à 52,2 son plus haut niveau depuis août 2011. Un chiffre «à prendre avec des pincettes, la hausse de l’indice de 4,3 points enregistrée (un record) en mars 2014 ayant été suivie de trois mois consécutifs de baisse d’une ampleur cumulée de 3,3 points», rappelle BNP Paribas. Le secteur manufacturier français n’a pas encore bénéficié de la baisse de l’euro, avec un indice retombé à 47,7.
Comme ses voisins, la France devrait profiter de la baisse de l’euro et du prix du pétrole. HSBC a revu à la hausse de 0,3 point ses prévisions de croissance à 1,1% cette année, après trois années consécutives de croissance atone à 0,4%, et table sur un rebond de 0,4% au premier trimestre. Les marges et l’investissement des entreprises devraient ainsi être soutenus par la baisse des charges, et l’investissement résidentiel par le crédit d’impôts, explique HSBC.
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