Le rapport sur la Grèce et le vote de l’EFSF ouvriront la voie à des réformes plus ambitieuses
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Alexandre Garabedian
Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Photo: Joshua Roberts/Bloomberg
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Olli Rehn a bien résumé hier la situation. « Nous sommes en train d'étudier les options pour optimiser l’utilisation de l’EFSF afin d’en tirer le maximum et le rendre plus efficace (…) L’effet de levier est une des options, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques avant de rejoindre les ministres des Finances de la zone euro réunis à Luxembourg. Il y a des options qui impliquent la BCE et d’autres non ». Mais le débat ne pourra devenir vraiment public qu’après la mi-octobre, d’où l’absence de conclusions hier.
Les Européens doivent en effet régler en priorité deux questions. D’une part, le déblocage de la sixième tranche d’aide à la Grèce qui relève du premier plan d’aide au pays décidé en mai 2010. D’autre part, le vote par l’ensemble des pays concernés de la réforme de la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF), dont le champ d’intervention sera augmenté et élargi. Les membres de la zone euro espèrent achever ces deux processus d’ici une dizaine de jours, si possible pourla réunion de l’Eurogroupe du 13 octobre.
Les dirigeants politiques auront alors le champ libre pour traiter deux autres questions: la faisabilité du deuxième plan d’aide à la Grèce annoncé le 21 juillet, et une démultiplication de la force de frappe de l’EFSF, seule à même d’endiguer la contagion de la crise de la dette aux autres pays de la zone euro.
Le rapport des experts de la troïka dépêchés à Athènes, qui doit être remis d’ici au 13 octobre, servira de juge de paix. Il tiendra compte des nouvelles mesures d’austérité prises en Grèce et remettra à jour le scénario macroéconomique. «Si la dette grecque n’apparaît pas soutenable à la lumière des nouvelles hypothèses, il faudra engager le débat sur une évolution du plan du 21 juillet», indique une source au fait des discussions.
L’idée d’une participation des créanciers privés de la Grèce, supérieure aux 21% de décote évoqués depuis trois mois, pourrait donc assez vite se concrétiser.
Une fois votée la deuxième mouture de l’EFSF, le débat autour d’une troisième version devrait aussi se préciser. Toutes les options sont ouvertes, y compris l’association à des capitaux privés, pourvu que la notation AAA des Etats garantissant le véhicule ne soit pas menacée. Les experts étudient aussi les subtilités juridiques qui permettraient d’amender l’EFSF en évitant un nouveau passage devant l’ensemble des parlements européens, source de délais et d’instabilité.
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