La zone euro tranchera dans le vif mi-octobre
Olli Rehn a bien résumé hier la situation. « Nous sommes en train d'étudier les options pour optimiser l’utilisation de l’EFSF afin d’en tirer le maximum et le rendre plus efficace (…) L’effet de levier est une des options, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques avant de rejoindre les ministres des Finances de la zone euro réunis à Luxembourg. Il y a des options qui impliquent la BCE et d’autres non ». Mais le débat ne pourra devenir vraiment public qu’après la mi-octobre, d’où l’absence de conclusions hier.
Les Européens doivent en effet régler en priorité deux questions. D’une part, le déblocage de la sixième tranche d’aide à la Grèce qui relève du premier plan d’aide au pays décidé en mai 2010. D’autre part, le vote par l’ensemble des pays concernés de la réforme de la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF), dont le champ d’intervention sera augmenté et élargi. Les membres de la zone euro espèrent achever ces deux processus d’ici une dizaine de jours, si possible pourla réunion de l’Eurogroupe du 13 octobre.
Les dirigeants politiques auront alors le champ libre pour traiter deux autres questions: la faisabilité du deuxième plan d’aide à la Grèce annoncé le 21 juillet, et une démultiplication de la force de frappe de l’EFSF, seule à même d’endiguer la contagion de la crise de la dette aux autres pays de la zone euro.
Le rapport des experts de la troïka dépêchés à Athènes, qui doit être remis d’ici au 13 octobre, servira de juge de paix. Il tiendra compte des nouvelles mesures d’austérité prises en Grèce et remettra à jour le scénario macroéconomique. «Si la dette grecque n’apparaît pas soutenable à la lumière des nouvelles hypothèses, il faudra engager le débat sur une évolution du plan du 21 juillet», indique une source au fait des discussions.
L’idée d’une participation des créanciers privés de la Grèce, supérieure aux 21% de décote évoqués depuis trois mois, pourrait donc assez vite se concrétiser.
Une fois votée la deuxième mouture de l’EFSF, le débat autour d’une troisième version devrait aussi se préciser. Toutes les options sont ouvertes, y compris l’association à des capitaux privés, pourvu que la notation AAA des Etats garantissant le véhicule ne soit pas menacée. Les experts étudient aussi les subtilités juridiques qui permettraient d’amender l’EFSF en évitant un nouveau passage devant l’ensemble des parlements européens, source de délais et d’instabilité.
Plus d'articles du même thème
-
Alan enchaîne les levées de fonds pour nourrir ses ambitions
Trois mois après avoir levé 100 millions d’euros, la licorne française de l’assurance santé en ligne boucle un nouveau tour de table à 480 millions d’euros et fait entrer le fonds néerlandais Prosus et le family office britannique Dara Holdings au capital. -
C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
Après l'introduction en Bourse de SpaceX à New York, le grand public est invité à souscrire à celle du Slip Français à Paris. Pas à celle du groupe de défense franco-allemand KNDS, autrement plus significative pour la souveraineté européenne. Un deux poids deux mesures étonnant. -
HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie
Rejoint par Temasek, le fonds chinois a bouclé l'acquisition d'une participation majoritaire au capital du fabricant de sneakers vénitien. Le cédant Permira conserve un reliquat après cinq ans de détention marqués par un quasi-triplement du chiffre d'affaires. -
EasyJet entrouvre la porte à Castlelake
Le fonds américain voit rejetée sa 4e offre, portée à 4,93 milliards de livres, sur le groupe de transport aérien. Mais il va pouvoir accéder à une partie des comptes. -
Les fonds de pension allemands soutiennent le projet de retraite par capitalisation
L'association allemande des fonds de pension appuie, mais de façon conditionnelle, la commission retraites gouvernementale qui veut généraliser la complémentaire professionnelle pour viser 70 % de remplacement net. -
La confiance des ménages se redresse en juin
L'indicateur synthétique de confiance des ménages est ressorti en France à 84 en juin, contre 82 en mai. En revanche, la remontée du chômage inquiète.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- La justice française rejette la restitution de retenues à la source sur dividendes pour des « pools » de fonds
Contenu de nos partenaires
-
Le Cercle des initiésIntroduction du Slip Français en Bourse : qui a dit que le textile était une industrie du passé ?
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité -
#GlobalBritainAu secours, Andy Burnham arrive ! Les riches décampent à l’île de Man
Avec l’arrivée imminente d’Andy Burnham à Downing Street, les élites londoniennes fuient vers l’île de Man et son paradis fiscal discret mais en plein essor. Pour combien de temps ? -
DémentielDette : l'électrochoc que la Cour des comptes espère provoquer avant la présidentielle
La cour des Comptes publie son rapport de référence sur les finances publiques. « Les messages sont particulièrement alarmants cette année, tous les signaux sont au rouge », a résumé Carine Camby, présidente de chambre