La zone euro s’accorde sur les moyens de maximiser le FESF
Les ministres se sont mis d’accord ce soir sur les voies et moyens de maximiser le FESF», a assuré hier Klaus Regling à l’issue de la réunion des ministres de la zone euro. L’Eurogroupe a adopté des lignes directrices révisées pour les interventions du fonds européen de stabilité sur le marché primaire de la dette souveraine, sur le marché secondaire et à titre préventif, afin de tenir compte des deux formes de levier qui avaient été décidées lors du conseil européen du 27 octobre et ont été peaufinées depuis lors.
D’après le directeur général du FESF, la première option consistant à rehausser le crédit d’un pays, grâce à un certificat de protection attaché à une obligation souveraine, sera opérationnelle «endécembre», probablement à la fin du mois. La secondeoption évoquée consiste en la création de «fonds de coinvestissement» cofinancés par le FESF, qui prendrait une première tranche de pertes, et des investisseurs publics ou privés étrangers, viendra «en janvier». Selon une source européenne, le FESF pourrait créer des fonds spécifiques par pays, voire par maturité. «Les investisseurs veulent pouvoir bien apprécier leur risque», indiquait récemment une source bancaire.
Au conseil européen d’octobre l’objectif de 1.000 milliards d’euros de capacité d’intervention avait été explicitement donné. Mais hier, Klaus Regling a indiqué qu’«il n’est vraiment pas possible de donner un chiffre». Il a stipulé que«nous n’avons pas besoin de 100 milliards le mois prochain. Le levier est quelque chose qui se construit dans le temps».
En réponse aux critiques sur l’opacité et la complexité du FESF, le ministre français de l’économie a répondu hier que «la feuille de route est claire, les conditions désormais parfaitement connues». Les ministres se seraient également mis d’accord pour renforcer leurs engagements dans le Fonds monétaire international, afin que celui-ci renforce à son tour le FESF via les fonds de coinvestissement. «Il n’y a pas d’accélération du calendrier» sur l’intervention du FMI en Europe, a indiqué le ministre. Cependant plusieurs sources évoquaient des discussions sur une intervention imminente du FMI, avec le soutien de la BCE et/ou des Etats membres pour relâcher la pression sur l’Italie. «Par nos silences respectueux, nous respectons la BCE et sa capacité autonome d’intervenir», a néanmoins dit le ministre.
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