La zone euro reste ancrée dans la récession
La contraction du secteur privé de la zone euro ne s’est pas aggravée en avril, le secteur des services connaissant même un léger mieux, mais cela ne veut pas dire pour autant que la fin de la récession est en vue. Selon les premières estimations de l’enquête mensuelle de Markit, l’indice des services est remonté à 46,6 en avril, contre 46,4 en mars. Mais le secteur privé allemand s’est, contre toute attente, contracté pour la première fois en cinq mois en avril, à 48,8 contre 50,6 en mars, ce qui pourrait vouloir dire que la première économie de la zone euro enregistrera une baisse de son produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre après une hausse attendue au premier. En France, l’activité dans le secteur privé s’est contractée à un rythme moins prononcé que prévu en avril grâce à une amélioration dans le secteur des services. L’indice PMI composite flash, qui combine l’industrie et les services, est remonté à 44,2 après avoir touché en mars un plus bas de quatre ans à 41,9. Selon les données de l’Insee, l’environnement économique s’est dégradé au mois d’avril en France, faisant peser le risque d’une récession qui se prolongerait sur le deuxième trimestre. L’indicateur du climat des affaires, calculé d’après une enquête menée auprès des chefs d’entreprise, s’est ainsi replié de deux points pour retomber à 84, son plus bas niveau depuis août 2009. Pour les services, l’indicateur s’inscrit à 83, contre 84 en mars, et accuse un recul de sept points depuis janvier.
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