La zone euro et la Suisse ont subi la plus forte perte de compétitivité
Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer le faible niveau de croissance économique en Europe dans la phase de reprise que nous connaissons depuis la récession de 2008-2009. Certes, la consommation des ménages est affectée par la nécessité de maintenir une épargne de précaution plus élevée que par le passé. Mais, à l’exception de certaines économies périphériques, cette remontée du taux d’épargne n’est pas tant liée à un problème d’excès d’endettement mais davantage au niveau du chômage et à l’incertitude sur les perspectives économiques en général.
Or, le maintien à un niveau élevé du taux de chômage dans la zone euro s’explique pour l’essentiel par la dégradation de la compétitivité. Le graphique ci-contre exprime l’évolution du taux de change réel, ajusté des coûts salariaux unitaires. Cette mesure du taux de change tient ainsi compte des gains - ou pertes - de compétitivité liées à l’évolution des coûts salariaux unitaires. Les entreprises de la zone euro - et de la Suisse - ont en effet dû faire face à une hausse sensible du taux de change de leur devise de référence depuis dix ans, qui n’a pas été compensée par l’évolution des coûts salariaux unitaires.
A contrario, les économies américaine et japonaise ont bénéficié d’une évolution favorable de leur compétitivité (40% pour les Etats-Unis), liée à la fois à la dépréciation de leur taux de change (Etats-Unis), mais aussi à l’évolution de leurs coûts salariaux unitaires. Seule la forte hausse récente du yen a récemment affecté l’économie japonaise, après une longue période de gains de compétitivité. Il est donc essentiel pour l’Europe de retrouver un taux de change plus favorable pour espérer recoller au peloton, notamment vis-à-vis de tous les pays dont la devise est liée au dollar, comme c’est le cas pour beaucoup d’économies asiatiques.
{"title":"","image":"77500»,"legend":"COMPETITIVITE»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Alan enchaîne les levées de fonds pour nourrir ses ambitions
Trois mois après avoir levé 100 millions d’euros, la licorne française de l’assurance santé en ligne boucle un nouveau tour de table à 480 millions d’euros et fait entrer le fonds néerlandais Prosus et le family office britannique Dara Holdings au capital. -
C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
Après l'introduction en Bourse de SpaceX à New York, le grand public est invité à souscrire à celle du Slip Français à Paris. Pas à celle du groupe de défense franco-allemand KNDS, autrement plus significative pour la souveraineté européenne. Un deux poids deux mesures étonnant. -
HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie
Rejoint par Temasek, le fonds chinois a bouclé l'acquisition d'une participation majoritaire au capital du fabricant de sneakers vénitien. Le cédant Permira conserve un reliquat après cinq ans de détention marqués par un quasi-triplement du chiffre d'affaires. -
EasyJet entrouvre la porte à Castlelake
Le fonds américain voit rejetée sa 4e offre, portée à 4,93 milliards de livres, sur le groupe de transport aérien. Mais il va pouvoir accéder à une partie des comptes. -
Les fonds de pension allemands soutiennent le projet de retraite par capitalisation
L'association allemande des fonds de pension appuie, mais de façon conditionnelle, la commission retraites gouvernementale qui veut généraliser la complémentaire professionnelle pour viser 70 % de remplacement net. -
La confiance des ménages se redresse en juin
L'indicateur synthétique de confiance des ménages est ressorti en France à 84 en juin, contre 82 en mai. En revanche, la remontée du chômage inquiète.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- La justice française rejette la restitution de retenues à la source sur dividendes pour des « pools » de fonds
Contenu de nos partenaires
-
La culture crée de la richesse et du ruissellement
« Les subventions ne sont pas des cadeaux : elles sont des leviers », écrit le violoncelliste et chef d'orchestre Pejman Memarzadeh. « Mais elles doivent être accompagnées d’exigence : bilans, objectifs, résultats, questionnaires de satisfaction. La culture ne vit pas que de subventions (...) mais sans soutien public, elle ne peut jouer son rôle d’intérêt général » -
Venezuela : deux puissants séismes font au moins 164 morts et plus de 1 000 blessés
Deux puissantes secousses de magnitude 7,2 puis 7,5 ont eu lieu à 39 secondes d'intervalle, dans le nord du pays, mercredi 24 juin. D’importants dégâts ont été causés à Caracas, la capitale. L’état d’urgence a été décrété par les autorités -
Le Cercle des initiésIntroduction du Slip Français en Bourse : qui a dit que le textile était une industrie du passé ?
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité