La zone euro affiche un redressement marqué de ses comptes externes en 2013
Les signes d’un retour à meilleure fortune de la zone euro se multiplient: les statistiques publiées par Eurostat mi-août ont en effet confirmé une hausse du PIB au deuxième trimestre à +0,3%. La bonne surprise concerne essentiellement quatre pays: la France et l’Allemagne d’un côté, la Finlande et le Portugal de l’autre, ce dernier affichant même une progression de +1,1%. L’Italie et l’Espagne, en revanche, demeurent en récession.
Les indicateurs avancés signalent en outre une amélioration de la confiance des ménages tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Ceci laisse à penser qu’en dépit des mesures d’austérité adoptées dans plusieurs pays et d’un taux de chômage de 12% sur l’ensemble de l’Euroland, la croissance devrait se maintenir en territoire positif au second semestre. Si l’évolution du PIB s’affichera, a priori, en territoire négatif sur l’ensemble de l’année 2013 (-0,5% attendu), nous tablons désormais sur une progression de +1% en 2014.
Dans ce contexte, on a trop tendance à oublier que les moteurs de croissance domestiques ne sont pas les seuls à l’œuvre dans ce redressement de la zone euro et qu’un autre moteur, externe celui-là, contribue à doper la croissance: le commerce extérieur. Les données disponibles montrent en effet que la balance des comptes courants et la balance commerciale consolidées des pays de la zone euro, qui étaient à peine équilibrées début 2012, affichent désormais un excédent non négligeable, respectivement de 2% et de 1,5%. Les exportations augmentant plus vite que les importations, la zone euro a ainsi enregistré un excédent commercial de 17,3 milliards d’euros en juin, après un excédent de 14,5 milliards en mai.
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