La zone euro a besoin d’une meilleure coordination macroéconomique
Le Conseil d’analyse économique (CAE) préconise de rendre plus lisible et efficace la gouvernance macroéconomique dans la zone euro. Dans un rapport publié mi-mars sous l'égide du CAE, sa présidente déléguée, Agnès Bénassy-Quéré et Xavier Ragot, président de l’OFCE, estiment que la langueur économique prolongée qui sévit en zone euro s’explique notamment par la mauvaise évaluation par Bruxelles des interdépendances économique entre Etats membres.
En 2011, les Européens soucieux de ne pas se focaliser seulement sur le déficit budgétaire, ont instauré une politique de surveillance des déséquilibres macroéconomiques. Mais l'élargissement des critères d’analyse n’a pas permis le rééquilibrage espéré. De plus la Commission européenne crée un trouble en mêlant des recommandations qui relèvent d’une stratégie de croissance de long terme et celles visant des déséquilibres à court et moyen terme.
Parmi leurs huit recommandations, les auteurs du rapport proposent de réagencer la procédure dite du «semestre européen» qui recouvre différentes étapes de la surveillance macroéconomique des Etats membres. Il s’agit notamment de débuter la procédure par un tableau de la situation de la zone euro dans son ensemble, puis de la poursuivre avec celle des différents Etats membres. Cette surveillance devrait couvrir, outre la question budgétaire, la compétitivité et la situation macroprudentielle. Ils proposent également de promouvoir la valeur du solde extérieur courant rapportée au PIB comme indicateur privilégié de la surveillance bruxelloise.
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