La volatilité semble attractive mais ne décolle pas
En l’absence d’achat de protection par les gestionnaires, la volatilité implicite de l’Euro Stoxx 50 reste peu chère
Publié le
Daniel Roy, Credit Suisse
Dans le sillage de la volatilité réalisée (VR), la volatilité implicite (VI) de l’Euro Stoxx 50 s’est régulièrement repliée durant le premier trimestre. La VI 1 an a ainsi atteint un point bas à 22% début avril. Elle a depuis lors modestement rebondi et s’établit légèrement en dessous de 25%. Un niveau bien supérieur à la VR, affichant 19% sur 1 mois et 20% sur 3 mois. En théorie, cet écart substantiel entre la VI et la VR favorise les stratégies vendeuses de volatilité.
Nous restons toutefois prudents à ce sujet. En effet, à la lumière d’autres indicateurs, la VI pourrait, au contraire, sembler bon marché. Ainsi, régressée contre le niveau absolu de l’Euro Stoxx 50, elle pourrait aisément être 5 points plus haut. Face à la VI d’autres classes d’actif (matières premières, devises), celle de l’indice est maintenant en ligne, pour la première fois depuis plus d’un an, après avoir longtemps été chère.
D’un autre côté, il est difficile d’imaginer quel mécanisme permettrait à la VI de durablement progresser. La situation financière européenne n’est pas une nouveauté. Les épisodes de retrait du marché se produisent dans un certain calme. En effet, ayant significativement réduit leur exposition au marché action, les investisseurs institutionnels ont également un moindre besoin de couverture. En l’absence de programmes d’achats de puts, la VI a bien du mal à monter.
En somme l’asymétrie soulignée il y a trois mois perdure: il y a peu à gagner à vendre de la volatilité et bien plus à perdre. Malheureusement, l’inverse semble également vrai et le trimestre à venir risque de ressembler au précédent. À choisir, nous préférons conserver notre biais acheteur de volatilité, par prudence plus que par conviction.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
Deux salles, deux ambiances mais un point commun: une crise de gouvernance et une bataille rangée. Chez la Mutuelle des métiers de la justice (MMJ) comme chez Just, des difficultés stratégiques d'origines différentes font imploser un «modèle» de gouvernance mutualiste unique en son genre.
Le producteur d'ingrédients culinaires a obtenu un refinancement transfrontalier de plus de 2 milliards d'euros. L’opération montre la confiance des investisseurs envers Solina mais témoigne également d'un changement de stratégie de la part du sponsor Astorg, qui avait tenté de vendre l'entreprise l'année dernière.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le sujet du Zéro artificialisation nette n'est toujours pas bouclé ! En annulant les assouplissements récemment votés, les Sages vont relancer la problématique de la compensation
Le livret A enregistre une baisse de 1,28 milliard d’euros en avril, pour le quatrième mois consécutif. A l’inverse, le plan épargne retraite compte près de 13 millions de détenteurs et voit sa popularité progresser
Tandis que les syndicats réclament des hausse de salaires, le gouvernement renvoie la balle aux entreprises – mais geler leurs allègements de charges ne les incitera pas à augmenter leurs salariés