La volatilité réalisée de l’Eurostoxx 50 s’apaise plus vite que l’implicite
Septembre étant historiquement défavorable aux marchés actions, la demande de « puts » est soutenue
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Daniel Roy, Newedge
Etrangement, la volatilité implicite (VI) de l’Eurostoxx 50 ne semble pas vouloir fléchir tandis que sa volatilité réalisée (VR) est en apaisement constant. La moyenne des variations quotidiennes de l’indice européen a effectivement atteint 1,12 % en août, se repliant significativement par rapport au mois de juillet, où elle atteignait 1,30 %. La VR quotidienne de l’indice est ainsi au plus bas depuis un an mais malgré cela, sa VI a légèrement progressé sur un mois, rompant de plus l’habituelle relation inverse entre niveau du sous-jacent et VI à la monnaie.
Y a-t-il matière à inquiétude ? Pas nécessairement. Certes, il y a eu ces dernières semaines des commentaires de grands établissements conseillant de ne pas vendre de la volatilité, tant les risques sur les marchés demeurent. Mais il faut garder en tête qu’une VI maintenue élevée comparée à la VR rend l’activité de vente d’options plus profitable pour les banques et teneurs de marché.
Enfin, septembre est historiquement défavorable aux marchés actions. De 1928 à 2008, le S&P 500 s’est en moyenne replié de 1,3 % au cours de ce mois. Conjuguant cette saisonnalité avec la progression de 50 % des indices depuis leur point bas de mars, la tentation est grande pour les gestionnaires d’acheter des puts, supportant ainsi la VI. Cela se lit également dans la skew, différence entre la volatilité des puts et celle des calls, plus prononcée aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a un mois.
Une correction des marchés actions est largement attendue par les intervenants. Il n’y a toutefois guère de raison qu’elle se fasse dans la précipitation. L’inquiétude récente sur la VI est certainement temporaire et sa détente devrait se poursuivre dans les mois à venir.
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