La volatilité implicite du Bobl reste contenue
En montant d’un cran son niveau de vigilance face à l’inflation, la BCE a pris le marché à contre pied. Depuis lors, Jean-Claude Trichet a tenu à atténuer ses propos. Malgré ces éléments, les contrats Eonia reflètent encore deux hausses de 0,25 pb d’ici à la fin de l’année et les rendements sur la courbe allemande sont au plus haut depuis fin 2009.
La maturité 5 ans a particulièrement souffert puisque sur le mois écoulé, son rendement est passé de 1,80% à 2,40%. Cette observation se vérifie à travers le papillon de rendements 2-5-10 ans euro qui s’est écarté de 40 pb, ce qui signifie une dégradation de la zone 5 ans de 10 pb par rapport aux 2 ans de 30 pb vis-à-vis du 10 ans. Le papillon s’approche d’ailleurs de ses plus bas depuis dix ans.
Dans ce contexte, le marché pouvait s’attendre à ce que l’ampleur du mouvement sur les taux s’accompagne d’une hausse marquée de la volatilité implicite (VI) du contrat Bobl. Or cette dernière n’a pratiquement pas varié au cours du mois de janvier, se situant en moyenne autour des 4,30% pour la VI 60 jours. En valeur relative, la volatilité à 5 ans ne paraît pas particulièrement chère non plus. Le ratio de VI du Bobl/Bund est aujourd’hui légèrement supérieur au pair à 1,1 et se situe à proximité de sa moyenne de long terme. Enfin, l’absence de «smile» notamment sur les calls contribue également à renforcer l’idée d’une volatilité plutôt bon marché.
Dans ces conditions, les opérateurs anticipant prochainement une pause dans la tendance haussière des taux peuvent jouer un rebond technique du marché par l’achat de call d’échéance mars sur le Bobl. Ainsi, ils bénéficieraient en cas de succès d’un double effet – un surcroît de valorisation grâce au delta de l’option et d’une probable tension de la VI liée à la recherche de couverture par les intervenants ayant des positions courtes.
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