La volatilité du Bund reste insensible aux discussions sur le budget américain
Parce qu’elle semble bon marché, la volatilité implicite du Bund offre l’opportunité de jouer le débouclement de la crise
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Hervé Le Téno, Newedge
Rien ne semble être en mesure de troubler la quiétude du marché de la volatilité. Après être restée contenue entre 5,5 % et 6,5% cet été malgré un sell-off sur l’obligataire, la volatilité implicite du bund à 60 jours (VI) ne profite pas non plus de l’incertitude liée au vote du budget américain pour remonter.
Une résolution de l’impasse budgétaire dans les tout prochains jours limiterait l’impact prévisible du shutdown sur l’économie et serait probablement de nature à relancer la hausse des taux longs outre-Atlantique. Dès lors le retour vraisemblable d’une forte corrélation entre les obligations américaines et allemandes, récemment atténuée par le caractère localisé de la crise, entraînerait une hausse des rendements en Europe.
Dans ce contexte la VI paraît bon marché. Avec un niveau actuel de 5,40%, la VI n’est qu’à 0,50% du plus bas observé sur les 6 derniers mois. De même la faiblesse du skew sur les puts (+0,30% de VI sur un strike 300 points en dehors de la monnaie contre plus de 1,00% en septembre) favorise la mise en place de couverture à moindre coût. Les investisseurs tentés par cette stratégie pourraient même en optimiser le résultat en jouant sur la partie intermédiaire de la courbe. La VI du Bobl présente les mêmes avantages en terme de niveau absolu et de skew que celle du Bund mais c’est traditionnellement ce segment de la courbe qui souffre le plus en cas de forte remontée des rendements. D’autre part l’importance de la pente entre le 10 ans et le 5 ans milite pour une baisse plus prononcée du Bobl que du Bund. Enfin une position longue de volatilité pourrait également être payante dans le cas ou un compromis s’avérerait impossible à trouver aux Etats-Unis.
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