La volatilité du Bund ne présage pas d’un été particulièrement chaud
Le marché de la volatilité a une nouvelle fois salué la décision de la BCE. Alors qu’en juin l’incertitude était à son comble et la volatilité implicite (VI) du Bund (60 jours) au plus haut de l’année, la BCE avait préféré passer son tour. Cette fois, face au ralentissement de plus en plus marqué de l’économie, la BCE s’est montrée une fois de plus accommodante. Cette décision largement anticipée par le marché s’est pourtant accompagnée d’une forte détente de la VI du contrat 10 ans allemand, de près de 2 points pour se situer légèrement en dessous de 7%.
La simultanéité de cette annonce avec l’extension du programme de rachat d’actifs par la BoE et la baisse des taux en Chine a amplifié ce mouvement. Le ratio de la volatilité implicite sur la volatilité réalisée, qui est une bonne estimation de la prime de risque exigée par les vendeurs d’options, est aujourd’hui légèrement sous le pair alors que ce dernier était supérieur à 1,50 mi -juin. Pour autant, la VI ne paraît pas encore particulièrement bon marché en comparaison d’autres benchmarks comme les volatilités sur le Bobl ou sur le Tnote 10 ans américain. Il est vrai que ces deux instruments ont bénéficié plus particulièrement des dernières décisions des banques centrales.
Sur la courbe européenne, c’est la maturité 5 ans qui a le plus profité de la dernière baisse des taux. Légèrement supérieure à 3%, la volatilité du Bobl est aujourd’hui proche des plus bas sur les 4 dernières années. Il en va de même pour le contrat américain. En promettant implicitement de circonscrire toute remontée des rendements à long terme, la Fed a réduit considérablement l’incertitude et par là même l’appétit des opérateurs pour la demande de couverture.
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