La volatilité du Bund connaît un regain de tension
Des données statistiques contradictoires et la forte baisse des rendements sur l’obligataire poussent la volatilité à la hausse
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Newedge - P. Layani et H. Le Téno
Le mois d’août a vu défiler les mauvaises nouvelles économiques en provenance des pays du G7 et une tension de nouveau palpable sur les dettes souveraines périphériques. Dans ce contexte, un fort mouvement de fuite vers la qualité a eu lieu et le Bund, qui sert de valeur refuge, a vu son rendement s’effondrer de 2,70% à 2,10% au cours du mois. Par ailleurs, l’accélération du mouvement d’aplatissement du segment 2-10 ans sur la courbe euro a contraint nombre d’opérateurs à réaliser des couvertures de portefeuille.
Les stratégies haussières sur les options se sont multipliées, ce qui a eu pour effet de tirer la volatilité implicite jusqu’alors plutôt sage. Celle-ci est passée de 5,50% à 7,20% en une dizaine de jours. Afin de compenser le coût de cette volatilité élevée, les opérateurs ont opté pour des calls spreads amortissant l’impact du véga. Les plus significatifs se sont concentrés sur le 137/139 et 138/140 à hauteur de 150k sur l’échéance décembre (soit des rendements implicites à 10 ans allant de 1,90 à 1,60 %).
Changement de cap début septembre. Des chiffres de l’emploi américain meilleurs qu’attendu, la perspective d’une nouvelle série de mesures destinées à soutenir la croissance américaine et le soutien de la BCE qui reporte à début 2011 sa stratégie de sortie de crise ont mis fin à la hausse du Bund. La volatilité implicite n’a pas pour autant connu de retour significatif et par conséquent l’écart entre la volatilité implicite et historique s’est accentué pour atteindre 1,50%. Ce niveau, qui appartient à la partie haute des observations constatées sur la dernière année, illustre le degré d’incertitude à venir auquel doivent faire face les opérateurs.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve