La ville de Saint-Germain-en-Laye est exposée à des emprunts toxiques
Selon des sources proches, le syndicat des ordures de la ville (Sidru) aurait contracté deux emprunts indexés sur la variation des taux de change
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Après la ville de Saint-Etienne ou le département de la Seine-Saint-Denis, le Sidru, le Syndicat intercommunal qui gère le traitement des ordures ménagères présidé par le maire de Saint-Germain-en-Laye, Emmanuel Lamy, offre un nouvel exemple des dérives de la gestion de la dette des administrations publiques. En cause: la renégociation de trois emprunts structurés qui représentent 100% de la dette de l’organisme et l’exposent à une bombe à retardement pouvant faire exploser les intérêts de sa dette.
Sur la base de documents que s’est procuré L’Agefi, le Syndicat aurait «swappé» (échangé) un taux fixe de 5,10%, certes élevé au regard des conditions actuelles mais qui a le mérite de garantir la lisibilité sur les échéances payées, contre un taux fixe annuel de 3,68% payable en décembre 2009. Ensuite, pour une durée de 19 ans à compter de décembre 2010, le taux varie selon la formule suivante: 4,68% + 1,7 fois le maximum de la différence entre l’euro/dollar et l’euro/franc suisse, si celle-ci est positive. Soit aux conditions actuelles un taux de 13,2%.
Un autre produit avec une échéance en janvier permet d’obtenir un taux de 3,50% si l’euro/franc est inférieur à 1,41. Sinon le Sidru paiera 1,6214 moins l’euro/franc, divisé par la parité. L’effet de levier est énorme: pour un cours à 1,43, le taux payé serait de 13,40%. L’euro/franc étant tombé à 1,26, le risque n’est que théorique. Les deux emprunts représentent environ 40 millions d’euros. Les pertes totales latentes sont, selon l’opposition municipale, de 100% du capital restant dû.
«Nous sommes en négociation avec nos banques», se bornait vendredi à indiquer Emmanuel Lamy, interrogé par L’Agefi. Le président du Sidru vante la note AAA de la ville de Saint-Germain-en-Laye. Mais toute renégociation ne pourra se faire qu’au prix d’un coût supplémentaire. Les banques concernées sont des spécialistes du genre: Depfa, la banque allemande installée en Irlande, et Natixis.
La gestion dispendieuse des collectivités est en cause, les poussant à rogner sur les taux d’intérêts faciaux payés au prix d’un risque astronomique pris sur la dette, et repoussant d’inévitables hausses d’impôts. Il ne s’agit pas d’un épiphénomène et, selon des sources proches du dossier, les affaires récemment relayées ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. L’agglomération de Montpellier serait ainsi également exposée à de tels produits structurés.
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
Le groupe de divertissement et de paris sportifs se renforce dans la production de contenus grâce à cette acquisition. Après le rachat de JOA en début de semaine, il garde des marges de manœuvre.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des « comportements inacceptables », qui « relèvent désormais de la Justice ». Les individus ont été interpellés dans 22 départements
Au total, d’après les autorités, 4 118 personnes ont été tuées, tandis que 16 740 ont été blessées par le double séisme du 24 juin. Vendredi 10 juillet, Caracas a été le théâtre d’un autre tremblement de terre, de magnitude 3