La variété est redevenue modeste
Le graphique ci-contre montre la variété des performances des fonds actions européennes, mesurée par la dispersion de leurs rentabilités hebdomadaires. Les barres grisées représentent les trimestres où la performance moyenne est négative.
La variété représente, à une date donnée, la dispersion (mesurée par l’écart type) des rentabilités des fonds. La variété est donc, en quelque sorte, l’équivalent transversal de la volatilité.
Lorsque la variété est élevée, cela signifie que les performances sont très hétérogènes entre les gérants. Au contraire, une variété modérée témoigne de performances homogènes entre les gérants. Elle peut traduire des performances homogènes entre les titres eux-mêmes et/ou une certaine homogénéité des styles de gestion. Une dispersion élevée signifie que le choix des fonds dans un portefeuille représente une part significative de la surperformance potentielle dans la mesure où les écarts de rentabilités entre les fonds sont importants.
La dispersion des performances s’accroît généralement avec les retournements du marché. Après quatre années de performances homogènes, le rebond de la variété à partir de juillet 2007 et surtout de l’automne 2008 marque un pic historique. Depuis, la variété est retombée à un niveau bien plus modéré. L’introduction de satellites de diversification dans un portefeuille cœur d’actions européennes permet donc d’augmenter les moteurs de surperformances alors même que la sélection représente une part modeste de la surperformance potentielle.
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