La vague de révisions baissières des analystes est partie pour durer
Les analystes financiers tablent sur une hausse de 9 % des bénéfices pour 2012, irréaliste compte tenu de la très probable récession à venir en Europe
Publié le
J.-L. Buchalet, P. Sabatier - PrimeView
La vague de révisions baissières débutée il y a près d’un an se poursuit inexorablement : en novembre, elles ont atteint -1,5% et se sont stabilisées en territoire négatif pour le dixième mois consécutif pour l’EuroStoxx. Alors que les analystes financiers s’attendaient en début d’année à une progression des profits de +13,9% pour l’indice large de la zone euro, ils parient désormais sur une stagnation pour 2011 (+0.1%) au regard de la dégradation de la conjoncture sur le Vieux Continent depuis 6 mois.
Par contre, ils tardent à prendre en compte la très probable récession à venir en Europe, avec la généralisation des plans de rigueur budgétaire. Ils anticipent toujours une progression de + 9,0% des bénéfices pour 2012, ce qui semble clairement irréalisable… Autre preuve de l’indécision actuelle des analystes financiers, leurs anticipations sectorielles pour 2012 semblent là encore totalement déconnectées de la réalité. Ils s’attendent toujours aujourd’hui à une croissance des bénéfices pour 14 des 19 secteurs de la cote européenne, dans un contexte pourtant fortement récessionniste. Mieux, la moyenne des croissances attendues pour ces 14 secteurs atteint +12,7% pour l’année prochaine, portée par les secteurs financiers et surtout cycliques (produits de base ou encore valeurs industrielles) qui sont pourtant les plus sensibles à la conjoncture…
La probabilité de réalisation de telles prévisions nous semble aujourd’hui quasiment nulle, ce qui laisse augurer une salve conséquente de révisions en baisse au cours du premier semestre 2012. Mais est-ce réellement surprenant ? Il faut se rappeler que les analystes financiers sont généralement des indicateurs retardés en période de retournement économique: on observe historiquement un écart très significatif, de l’ordre de 30% à 40%, entre leurs anticipations de bénéfices et les bénéfices réellement publiés, ce qui s’est d’ailleurs vérifié en 2001-2002 (-31%) et en 2008-2009 (-38%).
Cela conforte ainsi notre conviction d’un excès prononcé d’optimisme de la part des analystes financiers pour les profits des entreprises européennes en 2012. Les déceptions qui devraient suivre pèseront négativement sur les marchés actions de la zone à moyen terme.
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