La trajectoire des finances publiques, nouveau test majeur pour L’Elysée
La loi d’habilitation sur la réforme du droit de travail constitue le premier acte essentiel du président Macron. La présentation de la trajectoire des finances publiques aux commissions des finances des deux chambres marquera aujourd’hui le deuxième temps fort du quinquennat.
La clarification brusquée ce week-end par le président en personne du rythme des baisses d’impôt prévues, alors que les débats au sein du gouvernement restent vifs, montre l’importance capitale du sujet. Engager les baisses d’impôts promises dès 2018 est sûrement une gageure économique mais aussi un impératif politique.
Mais la question fiscale n’est pas tout. La baisse de la dépense publique, et selon quelle démarche pluriannuelle, est aussi essentielle.
On sait que selon la Cour des comptes, le déficit français sera – sauf mesures correctrices – de 0,4% de PIB supérieur aux objectifs affichés par l’ancienne équipe, et donc hors des clous européens cette année et l’an prochain. Il faudra tailler plus vite et plus fort que prévu.
Comment le gouvernement procèdera-t-il – entre dépenses de l’Etat, des collectivités locales et de protection sociale – et selon quel calendrier ? On peut penser que les dépenses sociales, de 5,5% supérieures à la moyenne de la zone euro, ne sortiront pas indemnes de l’exercice.
Au total, les dépenses publiques représentent 56,2% du PIB, soit dix points de plus que la moyenne de l’Union ! Sur la durée du quinquennat, l’objectif reste de les réduire de 3 points, tout en finançant le programme d’investissements d’avenir de 50 milliards confirmé par le Premier ministre.
Et sans exclure qu’une remontée des taux d’intérêt, qui n’est pas une hypothèse d’école, vienne bientôt compliquer la donne !
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