La suroffre de logements pèse toujours sur l’immobilier américain
Pour la première fois depuis avril 2011, le prix de l’immobilier aux Etats-Unis n’a pas baissé en février. Il a affiché une modeste progression mensuelle de 0,15% d’après l’indice Case Shiller sur les vingt grandes villes américaines, publié par Standard & Poor’s. L'évolution récente des ventes de logements constitue aussi un facteur de soutien au marché. Elles ont augmenté de 5% au premier trimestre de 2012 par rapport à celui de 2011. Surtout, les ventes d’actifs sains, c’est-à-dire ne faisant pas l’objet de saisies, ont progressé de 17% sur un an, relève Teunis Brosens, économiste chez ING.
Mais le secteur est encore dans une situation difficile. En février, l’indice Case Shiller est en recul pour la 17e fois consécutive, de 3,5% sur un an. Les prix ont atteint leurs plus bas niveaux depuis le début de la crise dans neuf villes américaines. Et l’indice général est retombé à son niveau de fin 2002. Il recule de 35% depuis son sommet de 2006.
Dans les mois à venir, les prix devraient se stabiliser, ou baisser encore en raison de la suroffre de biens à vendre. D’abord, l’accord trouvé en février entre les prêteurs et la justice américaine sur les fraudes liées aux saisies devrait se traduire par une remontée des ventes d’actifs décotés dans les prochains mois. Ensuite, en cas de signes de rebond du marché, des propriétaires ayant jusqu’ici repoussé la vente de leurs biens pourraient passer à l’action. Ces stocks fantômes, qui ne sont pas officiellement en vente, augmenteraient de 25% en 2012 et 2013, prévoit Yelena Shulyatyeva, économiste chez BNP Paribas.
{"title":"","image":"78236»,"legend":"IMMOBILIER AMERICAIN»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France