La Suisse et Singapour renoncent au secret bancaire
La Suisse et Singapour ont officiellement signé mardi une déclaration officielle par laquelle ils s’engagent à pratiquer l'échange automatique d’informations bancaires, mettant de facto fin au secret dans ce domaine, a annoncé l’OCDE.
Cet engagement à substituer la transmission automatique des données des déposants à l'échange à la demande vaut pour les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, ainsi que 13 autres pays, dont la Chine et la Russie.
Cette initiative constitue un pas en avant dans la lutte contre l'évasion et la fraude fiscales, que les gouvernements ont intensifiée depuis le début de la crise financière.
Sous la pression, certaines des 300 banques suisses s'étaient déjà déclarées prêtes l’an dernier à collaborer avec les autorités américaines pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales.
«C’est clairement la fin du secret bancaire détourné pour des raisons fiscales», a estimé Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE. La plupart des autres pays signataires s'étaient déjà engagés à échanger des informations fiscales sur une base automatique avec les autres pays, mais la Suisse et Singapour, importants centres financiers, se faisaient tirer l’oreille.
L'échange à la demande pratiqué jusqu'à présent ne se déclenchait qu’en cas d’enquête du fisc ou de la justice. Selon les normes de l’OCDE, toutes les informations - relevés de comptes, dividendes, revenus des intérêts et des ventes - feront l’objet d’un échange automatique entre les administrations fiscales des pays signataires.
Les institutions financières devront aussi se plier aux règles pour identifier les bénéficiaires des trusts et autres structures utilisées pour échapper au fisc.
Plus d'articles du même thème
-
Holcim va céder le contrôle de sa filiale philippine à un groupe chinois
La transaction, qui s’effectuera en deux étapes, valorise au total ces activités à plus de 807 millions de dollars. -
La nervosité des investisseurs à l'égard de l’IA grimpe d’un cran au cœur de l’été
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle. -
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
M&G nomme un ancien dirigeant de H.I.G. à la tête de sa plateforme d’infrastructures
John Bruen rejoindra Infracapital le 1er septembre, en remplacement de Martin Lennon, qui partira à la retraite.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Un gestionnaire d’actifs saoudien liquide un fonds géré par un gérant français
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
- BNP Paribas et Natixis vendent l’éditeur de logiciels SLIB à Objectway
- Raphaël Zenou rejoint Natixis IM pour développer les ETF
Contenu de nos partenaires
-
Mur des lamentationsEmmanuel Macron, le « doudou » et les « pleureuses »
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron) -
Come backPrésidentielle : comment Hollande drague à son tour les patrons
Depuis quelques mois, l'ex-président honni rencontre de nombreux chefs d'entreprise qui prennent en considération son futur programme. Ce n'est pas de l'amour, mais de l'intérêt bien compris -
EditoImmigration : il y aura un avant et un après Ceuta
Cette crise a valeur de test pour l'Europe mais aussi pour les candidats de gauche et de droite à la présidentielle