La structure de capital de BlackRock est en pleine recomposition
BlackRock aiguise les appétits. Avec la mise sur le marché de 9,57 milliards de dollars d’actions du groupe de private equity par Bank of America et PNC Financial Services, nombre d’investisseurs souhaitent prendre une part stratégique dans un des plus grands gestionnaires au monde avec 3.450 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Après l’entrée du japonais Mizuho Financial qui a mis la main sur 3,07 millions d’actions BlackRock pour 500 millions de dollars, c’est la banque centrale de Norvège, Norges Bank, qui a augmenté sa participation dans le groupe à hauteur de 7,5%, détenant aujourd’hui 9,85 millions d’actions, soit 1,6 milliard de dollars investis dans le groupe, selon la presse anglo-saxonne.
C’est vraisemblablement pour le compte de sa filiale NBIM, en charge de la gestion des actifs du fonds souverain norvégien, que Norges Bank a réalisé cette opération. Il ne s’agit pas de n’importe quel actionnaire: NBIM, anciennement connu sous le nom de «Oil Fund», a été créé en 1990 pour gérer les intérêts de la manne pétrolière du pays et possède aujourd’hui des actifs d’une valeur de marché de 350 milliards d’euros.
Temasek, le fonds souverain de Singapour ainsi que le fonds souverain du Koweit conservent leurs positions, après avoir aidé BlackRock à financer l’acquisition de Barclays Global Investors l’année dernière. Alors que Bank of America et PNC auraient conservé respectivement 7,1% et 20,3% du capital de BlackRock, le milliardaire mexicain, Carlos Slim, a fait acquisition d’une participation de 2% dans le capital du groupe, selon des informations du Financial Times. Des fonds souverains du Moyen-Orient et d’Asie en auraient également profité pour renforcer leurs positions, alors que des fonds d’investissement américains et européens auraient pris des participations réduites.
A l’instar de Mizuho qui a proposé d’ouvrir son portefeuille de clientèle sur la base d’une coopération mutuelle, l’entrée ou le renforcement d’investisseurs étrangers dans le capital de BlackRock pourrait lui permettre d’avoir un plus large accès aux marchés émergents. La nouvelle structure de son actionnariat devrait également permettre au groupe d’élargir sa base d’actionnaires et de renforcer son pouvoir de contrôle sur ses choix stratégiques. Il n’est en outre par exclu que BlackRock procède à un rachat de ses propres actions avant d’entrer dans l’indice S&P 500.
Plus d'articles du même thème
-
La banque centrale indienne intervient pour soutenir la roupie
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire. -
State Street IM investit dans une plateforme allemande de gestion de patrimoine
Le gestionnaire américain a pris une participation minoritaire dans getquin. -
L'ambition de Kraken dépasse la sphère crypto
La plateforme d'échange de cryptoactifs continue de diversifier ses activités. Riche de plus de 100 licences et agréments à l'échelle mondiale, dont MiCA, le sésame européen, la prochaine étape consiste pour elle à obtenir une licence bancaire américaine. -
La Société Générale est la seule banque française retenue par SpaceX pour son IPO
Le géant du spatial et de l’intelligence artificielle a engagé plus de 20 banques pour l’aider à vendre les milliards de dollars d’actions qui devraient être proposés lors de son introduction en Bourse hors norme. -
Bunch lève 35 millions de dollars pour remplacer Excel au sein des fonds européens de private equity
Mené par Portage, la plateforme d'investissement de Sagard dans la fintech, le tour de série B vise à accélérer le développement de la jeune pousse berlinoise. Bunch équipe déjà plus de 150 fonds et a vu ses revenus récurrents quadrupler l'an dernier. -
Stellantis veut investir 60 milliards d'euros d'ici à 2030 pour redresser la barre
Le constructeur automobile compte augmenter ses ventes dans ses deux principaux marchés, l'Amérique du Nord et l'Europe, de 15% à 25% d'ici la fin de la décennie.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
- Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
- State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Axel Plichon (Eleva) : «Nous voulons renforcer notre maillage européen»
- JP Morgan AM veut faire passer les investisseurs des ETF passifs aux ETF actifs dans l'obligataire
Contenu de nos partenaires
-
InondationsA Annonay, la crue a été l’occasion de mettre en place un plan d’action à long terme
Le 17 octobre 2024, la commune d’Annonay fait face à un aléa majeur. La rivière entre en crue et déborde. La cellule de crise mise en place au sein de la mairie décide d’évacuer le centre-ville et les écoles. Aucun drame humain n’est à déplorer. Les dégâts matériels, en revanche, se chiffrent à 15 millions d’euros et concernent tant la voirie que les réseaux et les bâtiments. De cet événement majeur naît une prise de conscience : celle de la nécessité d’une réflexion globale autour du cycle de l’eau et d’un changement de paradigme -
HéritageEn Italie, le grand paradoxe d’une société de propriétaires
Près de 40 % de la valeur du patrimoine résidentiel italien est détenu par les plus de 70 ans. Une richesse appelée à changer de mains dans un pays frappé par le recul démographique -
Arrêt de rigueurL’Etat de droit, invité d’honneur de l’installation de Marc Guillaume au Conseil d’Etat
Le Premier ministre a souligné la lourde tâche qui attend le nouveau vice-président de la juridiction en « ces temps difficiles »