La Slovaquie permet au débat sur la démultiplication de l’EFSF de se poursuivre
Les députés slovaques ont ratifié hier l’élargissement des pouvoirs du Fonds, clôturant ainsi le processus en Europe
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Antoine Duroyon
Le deuxième essai aura été le bon. Après s’être offert le luxe d’une crise politique, Bratislava a ratifié hier soir l’élargissement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (EFSF). Après Malte, les Slovaques étaient les derniers à devoir se prononcer au sein de la zone euro.
Le premier vote n’avait pas résisté aux dissensions agitant la coalition au pouvoir. Le Premier ministre avait engagé un vote de confiance sur le sujet et mis sa démission dans la balance. Aujourd’hui, c’est au tour du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, fragilisé notamment sur le volet économique de sa politique, de solliciter la confiance de ses députés lors d’un vote prévu à la mi-journée.
Cet EFSF nouvelle mouture disposera désormais d’une capacité effective de prêt de 440 milliards d’euros, via un matelas de garanties publiques de 780 milliards d’euros, contre 250 milliards précédemment. Le Fonds va également pouvoir intervenir sur le marché secondaire et recapitaliser les banques.
La première sortie de l’EFSF devrait être l’émission d’un emprunt benchmark pour l’Irlande, d’un montant de 3 milliards d’euros, avant la fin de l’année. Quant aux émissions initialement prévues au quatrième trimestre pour soutenir le Portugal, elles seraient reportées au début de l’année 2012.
«Après l’achèvement de toutes les procédures d’approbation politique (de l’accord dit du 21 juillet, ndlr), l’EFSF et son conseil d’administration vont finaliser rapidement toutes les lignes directrices nécessaires et toutes les procédures pour être en mesure d’utiliser les nouveaux instruments dans un futur proche», a commenté hier Klaus Regling, le directeur général de l’organisme.
Ce feu vert slovaque devrait donner un nouvel élan au débat en cours sur la démultiplication de l’EFSF et de son éventuelle transformation en banque, à un peu plus d’une semaine d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.
«Toute décision visant à utiliser de manière plus efficace les capacités de l’EFSF ne conduira pas à un accroissement des engagements de garantie de la part des Etats membres et donc il n’y aura pas de conséquence sur la note de crédit triple A de l’EFSF», a précisé Christophe Frankel, le directeur financier du Fonds.
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