La Sfaf défend le modèle de l’analyse financière auprès des députés européens
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Le président de la Société française des analystes financiers, Jean-Baptiste Bellon, a écrit le 17 février aux membres de la commission Econ du Parlement européen pour les alerter sur les conséquences des projets de l’Esma. L’Autorité européenne des marchés a publié le 19 décembre des propositions visant à durcir les conditions de paiement de la recherche ou à les maintenir dans le compte d’exploitation des sociétés de gestion.
«Cela risque de réduire de manière drastique les paiements au titre de l’analyse financière, écrit la Sfaf. Cela va en effet briser la solidarité implicite liant les acteurs de la chaîne de valeur (investisseurs, gérants, recherche, exécution) et instaure un chaînon fixe dont il sera tentant de faire la variable d’ajustement de politiques commerciales de fonds actifs qui doivent lutter avec des fonds indiciels (ETF) se limitant eux à répliquer des indices». Pour Jean-Baptiste Bellon, la recherche sur les valeurs moyennes, peu ou pas rentable, serait la première affectée, pénalisant ainsi le financement des PME au moment où la Commission européenne souhaite le développer. «L’existence d’une analyse sur les sociétés moyennes (...) n’est exercée que parce que ses coûts sont mutualisés avec ceux de l’analyse des grandes sociétés», poursuit la Sfaf.
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