«La reprise en Europe ne devrait avoir qu’un impact minimum sur l’euro/dollar»
François Cabau, économiste zone euro chez Barclays Capital
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Solenn Poullennec
- Quel peut être l’impact de la légère reprise en zone euro sur l’euro/dollar?
- François Cabau : Nous pensons que la légère reprise en zone euro ne devrait avoir qu’un impact minimum sur l’évolution à venir du taux de change euro/dollar. La diminution progressive de l’assouplissement monétaire aux Etats-Unis, premier pas de la normalisation monétaire, dont nous - et le consensus - attendons l’annonce officielle lors du comité de politique monétaire de septembre, devrait peser sur l’euro via une remontée de la courbe des taux américains. En parallèle, si nous n’envisageons pas de baisse de taux de la BCE, notre scénario central table sur l’annonce d’une opération de refinancement à très long terme (VLTRO) à la fin de 2013, ce qui devrait contribuer à éviter toute pression à la hausse sur les taux euros et donc sur la devise. Nous prévoyons donc une dépréciation continue de l’euro/dollar, de 1,31 aujourd’hui à 1,23 dans un an.
- Comment voyez-vous évoluer l’euro/livre?
- Après une remontée continue de l’euro contre la livre au-delà de 0,87 fin juillet, un retournement s’est opéré dès le début août avec une appréciation marquée de la livre de près de 4% (plus de 3% sur le taux de change effectif nominal). D’après nous, ceci correspond à la remontée et à la pentification de la courbe des taux au Royaume-Uni, en réaction à la remontée des taux américains mais aussi à des indicateurs conjoncturels indiquant une amélioration continue de l’économie britannique. Jusqu'à la fin de l’horizon de nos prévisions, la croissance séquentielle au Royaume-Uni devrait surpasser celle de la zone euro. En conséquence, nous tablons sur une dépréciation continue de l’euro/livre à horizon un an à 0,83.
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