La reprise actuelle est fortement consommatrice en matières premières
Alors que les années 1990 ont été marquées par une forte croissance des économies développées (dopées par le boom technologique et le secteur de la santé), la croissance de la dernière décennie a été tirée par l’essor des pays émergents. Ceux-ci ont profité à la fois d’une utilisation plus efficace de leur force de travail, des politiques de dérégulation et de privatisation d’entreprises publiques, mais aussi du développement des infrastructures qui ont permis une plus grande spécialisation régionale.
Mais si la croissance mondiale est désormais tirée par les économies émergentes, elle se traduit également par une augmentation beaucoup plus forte de la demande de matières premières. Le graphique ci-joint montre que la reprise observée depuis 2009 a eu un impact beaucoup plus important sur le prix des matières premières que les cycles de reprise qui avaient suivi les récessions du milieu des années 1970, du début des années 1980 ou 1990.
La pression de pays comme l’Inde ou la Chine sur les matières premières a deux effets majeurs. Tout d’abord, elle prive les pays de l’OCDE d’un important stabilisateur pour l’activité économique. Auparavant, la baisse du prix des matières premières améliorait pour les pays développés les termes de l’échange et le pouvoir d’achat des consommateurs. Aujourd’hui, cet effet ne joue plus car la vigueur de la demande des économies émergentes soutient les matières premières. Pour ces derniers pays, les tensions inflationnistes conduisent à une hausse sensible du risque politique et social et modifient les enjeux. Il est intéressant de remarquer que, depuis fin 2010, les investisseurs tendent davantage à privilégier les économies émergentes les plus capables de maîtriser l’inflation et non plus celles présentant le rythme de croissance le plus élevé.
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