La rémunération des gérants rattrape celle des banquiers
Ils ne gagnent pas encore autant que les banquiers, mais ce n’est qu’une question de temps. La rémunération moyenne des gestionnaires d’actifs devrait dépasser en 2016 celle de leurs interlocuteurs dans les salles de marché des banques d’investissement, selon une étude de New Financial, un nouveau groupe de réflexion dédié au développement des marchés de capitaux. En 2014, les professionnels du «buy side» ont coûté en moyenne 263.000 dollars à leur employeur, contre 288.000 pour ceux du «sell side». L’étude porte sur un échantillon de 12 banques d’investissement et 18 asset managers (BlackRock, Allianz…) qui publient des données comparables.
L’écart entre les deux professions ne cesse de se réduire. Depuis 2006, la rémunération des banquiers a baissé de 25%, tout en restant relativement élevée, contre une hausse de 22% pour les gérants. «Dans les banques, les rémunérations représentent une portion plus petite d’un gâteau qui lui-même se réduit. Chez les sociétés de gestion, elles prennent une part constante d’un gâteau qui grossit» avec la hausse des encours, relève l’étude.
Sans même parler du cas Bill Gross, qui empochait plus de 200 millions de dollars par an lorsqu’il dirigeait Pimco, ces chiffres posent la question du partage des profits. «Les gérants d’actifs et les banques d’investissement pourraient largement améliorer la répartition des bénéfices entre leur personnel et leurs actionnaires. Il existe des marges significatives de réduction des rémunérations et des effectifs, et de partage d’une partie des économies d’échelle et des gains de productivité de la décennie écoulée avec les clients, sous forme d’une baisse des commissions», note New Financial.
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