«La remontée des taux érode la performance absolue du crédit»
Anne Velot, responsable de la gestion crédit Europe chez Axa IM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
- L’Agefi : Comment la remontée des taux modifie-t-elle votre stratégie de crédit ?
- Anne Velot : La remontée des taux nous oblige à nous poser de nouvelles questions sur la classe obligataire. En effet, elle a pour conséquence d’éroder la performance absolue du crédit et de diminuer son attractivité par rapport à des classes d’actifs plus risquées. Cependant, les investisseurs, pour lesquels les rendements affichés ont une importance, peuvent aider à soutenir la demande. Alors que la remontée des taux se couple avec un contexte macroéconomique plus constructif, qui devrait soutenir la génération de cash flow, les entreprises paraissent encore privilégier à ce stade une gestion conservatrice des bilans. Néanmoins, les anticipations devraient commencer à évoluer sur ce front. Du côté des financières, la revue à venir de la Banque centrale européenne (BCE) continue de forcer les banques à accumuler du capital. Cette situation contribue à créer des conditions encore relativement stables sur le crédit européen, sachant que sa sensibilité à la remontée des taux est plus faible que celle du marché américain et que la BCE a besoin de rester plus accommodante.
- Quel type de valeurs privilégiez-vous ?
- Dans ce contexte, nous favorisons les dettes subordonnées, y compris de nouvelles opportunités sur les hybrides, qui nous offrent une diversification sectorielle supplémentaire, les émissions plus courtes et une diversification en obligations à haut rendement, dans une optique de portage et de moindre sensibilité au taux. Par ailleurs, une dispersion accrue est à prévoir qui nous offre des opportunités pour générer de la valeur, à l’instar du secteur des télécommunications depuis cet été.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »