La régulation reste au cœur de l’agenda de l’industrie française de la gestion
A l’occasion d’une table ronde organisée par l’AFG, professionnels et régulateurs ont passé en revue les grands chantiers réglementaires
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
Il y a un peu moins d’un an, la directive OPCVM 4 était transposée dans le Code monétaire et financier français. D’ici au 22 juillet 2013, ce sera au tour de la directive AIFM, en ce qui concerne les dispositions de niveaux 1 et 2. Entretemps, avant la pause estivale, la Commission européenne aura présenté son projet de directive OPCVM 5, intégré à un «paquet consommateurs» contenant également le projet de réglement PRIP (packaged retail investment products) destiné à assurer une équité concurrentielle entre les différents produits d'épargne.
Ces diverses initiatives étaient au menu hier soir d’une table ronde organisée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et réunissant des représentants de la profession (La Banque Postale AM, BNP Paribas AM, Financière de l’Echiquier) et des autorités de régulation et de supervision (Commission européenne, Trésor). Après OPCVM 4, qui a mis en musique le DICI (Document d’information clé pour l’investisseur, également appelé KIID) et le principe du passeport européen, la profession attend désormais des détails sur OPCVM 6. Cette réforme ciblée est jugée par Bruxelles «très importante» pour la gestion française puisqu’elle traitera de la question du contrôle des dépositaires.
Dans le même temps, la profession a également les yeux rivés sur la directive AIFM qui vise à couvrir tous les fonds autres que ceux conformes à la directive OPCVM. Selon Jean-Luc Enguéhard, président du directoire de La Banque Postale AM, «il s’agit de faire d’AIFM un label de qualité comme pour Ucits». «Mais il faut s’assurer qu’on ne dénature pas le format Ucits avec des produits trop complexes», prévient-il.
Face à cet assaut de régulation, Christian Dargnat, vice-président de l’Efama (Association européenne de la gestion financière) et directeur général de BNP Paribas AM, plaide pour «une pause réglementaire» afin d’observer les conséquences des réformes récentes. Quant à Didier Le Menestrel, président de Financière de l’Echiquier, il souhaite «la mise en œuvre d’un principe de proportionnalité». Du côté des services de Bruxelles, on reconnaît que le cadre actuel est trop lourd pour certains opérateurs et que les défaillances réglementaires peuvent résider dans l’absence d’une approche sur mesure.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
Le résultat net double sur un an, la dette brute atterrit à 1,8 milliard d'euros, la vente de Schroders renforce les résultats du premier semestre 2026.
Le gestionnaire d’actifs britannique, dont l’acquisition par Nuveen a été approuvée, gérait 867,8 milliards de livres sterling d’actifs au 30 juin 2026.
Le président de la Fed a échoué le 29 juillet à rendre crédible sa posture de «faucon», comme le montrent les réactions de marché à la suite de sa conférence de presse. Sa stratégie de communication devra évoluer.
Les profits du groupe coréen se sont envolés mais les investisseurs continuent à se détourner des fabricants de puces mémoire après les avoir portés aux nues ces derniers mois.
Après une accalmie de plusieurs nuits, le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran a repris, avec des frappes américano-saoudiennes et des tirs de missiles balistiques iraniens vers des bases américaines en Jordanie
À Londres et Washington, deux dirigeants opposés en apparence convergent pourtant vers un même défi : reconquérir une classe ouvrière délaissée en défiant élites et marchés
SERIE (5/10). Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations économiques, physiques, sociales et culturelles de la City de Londres depuis le Brexit. Déserté pendant la pandémie de Covid et les mois qui ont suivi, le quartier reprend vie, avec de très nombreux projets de construction