Pour réduire de 40% les émissions à 2030, l’Europe veut à la fois préserver la compétitivité et faire remonter le prix du carbone.
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Florence Autret, à Bruxelles
Le «paquet» climat scellé tard dans la nuit jeudi dernier ne présente guère de surprise en ce qui concerne les objectifs: -40% d’émissions de CO2 en 2030 par rapport à 1990, 27% d’énergies renouvelables dans l’énergie-mix et une amélioration de l’efficacité énergétique de 30%. En attendant, Bruxelles va engager la réforme du principal instrument de cette politique: le système d’échange de quotas d’émission de carbone. «Le prix est l’élément central», rappelait une source allemande avant le sommet ; or autour de 5 euros, «il a perdu son effet incitatif».
L’équipe Juncker, qui prendra ses fonctions à la Commission européenne le 1er novembre, devra gérer le dilemme: faire remonter le prix, sans pénaliser l’industrie européenne. La décision de jeudi soir donne quelques clés mais pas toutes les réponses.
D’abord le plafond d’émission va continuer à être abaissé de 1,74% puis de 2,2% à partir de 2021. Les Vingt-Huit ont également entériné la création d’un «instrument pour stabiliser le marché» sur lequel la Commission commencera le travail technique dans les semaines à venir. Mais parallèlement, l’attribution de quotas gratuits sera poursuivie après 2020 «tant qu’aucun effort comparable n’est entrepris par d’autres grandes économies». «Cela devrait rassurer les industriels, d’autant plus que l’on pourrait proposer d’évaluer les risques de fuite carbone de manière plus harmonisée notamment sur les coûts indirects et leurs compensations», souligne Emilie Alberola, chef du pôle marchés du carbone de CDC Climat Recherche.
Sous la pression notamment de la Pologne, la solidarité entre Etats sera également renforcée avec l’attribution de quotas gratuits (jusqu’à 40%) au-delà de 2020, l’attribution de 10% des quotas aux pays les moins riches et la création d’une réserve de 2% du total des quotas.
«Ces conclusions sont positives, elles confortent le rôle du marché du carbone tout en introduisant des éléments nouveaux», estime Emilie Alberola. De là à pouvoir parier sur une remontée du prix du carbone, il y a un pas, car le développement des sources renouvelables ou l’amélioration de l’efficacité énergétique pèsent sur les volumes d’émission. «La coordination entre politiques est un sujet majeur et là, la Commission doit encore préciser sa stratégie et sa méthode en matière de gouvernance», explique l’analyste.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
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La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »