La recomposition massive du FOMC complique la tâche de la Fed
Sur les douze membres actuels du FOMC, il devrait n’en rester que trois en 2014. Lawrence Summers ne convoite plus le fauteuil de Ben Bernanke
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Patrick Aussannaire
Illustration: Audrey Millet
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Le FOMC est à l’aube d’un grand chambardement, qui pourrait bouleverser son équilibre entre «colombes» et «faucons», ainsi que les anticipations de marchés. Pour succéder à Ben Bernanke à la présidence de la Fed, la compétition opposait aux premières loges Janet Yellen et Lawrence Summers. Ce dernier a finalement retiré sa candidature au poste, a fait savoir hier Barack Obama. Le président américain a indiqué dans un communiqué qu’il acceptait cette décision. Parallèlement à cette bataille, un nombre importants de membres votants au sein du comité de politique monétaire sont sur le départ.
Parmi les sept gouverneurs du «Board of Governors», le président américain aura la lourde tâche de remplacer les départs de Ben Bernanke le 31 janvier prochain, et également d’Elizabeth Duke, qui a démissionné et quittera prochainement le directoire de la Réserve fédérale (Fed), de Sarah Bloom Raskin, nommée secrétaire adjointe au Trésor et qui quittera son poste après validation de sa nomination par le Sénat, et de Jerome Powell, dont le mandat expire fin janvier.
A cela s’ajoute la rotation annuelle des quatre membres des Fed régionales ayant droit de vote, celle de New York bénéficiant d’un siège permanent. Charles Evans, Esther George, Eric Rosengren et James Bullard, présidents des Fed de Chicago, Kansas City, Boston et St. Louis, céderont leur siège l’année prochaine. Au total, sur les douze membres actuels, il pourrait ainsi n’en rester que trois en 2014: William Dudley, président de la Fed de New York, ainsi que Daniel Tarullo et Jeremy Stein, membres du club des sept.
«La nouvelle physionomie du FOMC est encore largement inconnue», rappelle Aurel BGC. En effet, si les trois membres restants sont plutôt considérés comme des colombes, les trois nouveaux venus déjà connus issus des Fed régionales (Charles Plosser, Richard Fisher et Narayana Kocherlakota) ne cachent pas leur appartenance à la famille des faucons.
Quant à la désignation du nouveau président de l’autorité, le Sénat doit entériner le choix fait par Barack Obama. Dans ce contexte, BNP Paribas estimait, avant l’annonce faite hier soir, que la nomination de Lawrence Summers, considéré comme plus restrictif en termes de politique monétaire que sa rivale, «ajouterait 50 pb supplémentaire au rendement des Treasuries à 10 ans».
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