La recherche d’économies motive les rares transactions de bureaux
Des entreprises regroupent leurs implantations. Les réductions de coûts sont aussi prioritaires chez celles qui ne changent pas de locaux
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Violaine Le Gall
En avril, la demande de bureaux en Ile-de-France a continué de faiblir. Les transactions émanant d’utilisateurs ont chuté de 8 % sur douze mois glissant, d’après Atisreal. Dans ce marché en ralentissement et compte tenu de la détérioration des perspectives économiques, les rares déménagements de groupes sont principalement motivés par la recherche d’économies. D’après le baromètre utilisateurs réalisé par Atisreal au premier trimestre, 71 % des grands groupes interrogés citent le regroupement géographique comme premier motif de mouvement.
Atos Origin qui souhaite rassembler ses implantations franciliennes, prévoirait ainsi de s’installer à Montrouge dans la première tranche du site Evergreen, soit sur 40.000 mètres carrés environ. Le propriétaire, Carlyle, et la société de services informatiques seraient en discussion exclusive d’après la lettre d’information Immoweek. Pour 60 % des utilisateurs interrogés par Atisreal, la rationalisation de la politique immobilière est également une motivation.
Que les entreprises souhaitent déménager ou non, les réductions de coût sont d’actualité. D’après un sondage mené par Jones Lang LaSalle auprès d’une vingtaine de groupes, 65 % d’entre eux ont des objectifs de réduction des coûts immobiliers d’au moins 10 %. Ces préoccupations expliquent la multiplication des renégociations de loyers qui avaient fortement augmenté entre 2000 et 2008 en raison de leur indexation au coût de la construction. Le jugement porté sur le loyer est toutefois très variable selon les secteurs. Si 29 % des industriels estiment leurs loyers trop élevés, cette part grimpe à 46 % parmi les utilisateurs bancaires, d’après Atisreal.
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