La récession dans la zone euro devrait s’accentuer d’ici à la fin de l’année
Alors que la Chine donne des signes de reprise économique, l’Europe reste engluée dans la récession. L’activité du secteur privé de la zone euro a continué de se contracter à un rythme rapide au mois de novembre dans le secteur manufacturier et dans les services, selon les résultats préliminaires des enquêtes mensuelles PMI du cabinet Markit. La baisse des carnets de commandes a davantage touché le secteur des services qui génère la majorité de l’activité dans la région.
L’indice PMI composite est ressorti à 45,8 au mois de novembre à un niveau quasi stable par rapport à octobre mais cela reste encore bien en deça du seuil de 50 qui sépare la contraction et l’expansion de l’activité. Si le PMI a très peu évolué en novembre, «la dégradation du secteur privé se poursuit à un rythme alarmant, la zone euro restant ancrée dans la plus sévère phase de récession observée depuis le milieu de l’année 2009», souligne Chris Williamson, chef économiste chez Markit.
Ces données suggèrent selon lui, que la zone euro va s’enfoncer plus avant dans la récession au quatrième trimestre avec un recul anticipé de son produit intérieur brut de 0,5%. «Le rythme de contraction du PIB pourrait s’accentuer au quatrième trimestre après avoir ralenti au troisième trimestre», confirme Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas CIB.
Selon les données publiées la semaine dernière par Eurostat, l’office européen de statistiques, la zone euro s’est installée dans la récession au troisième trimestre 2012, avec un produit intérieur brut en baisse de 0,1% après un recul de 0,2% au trimestre précédent. Les cures d’austérité budgétaire menées en Europe, le fort taux de chômage, et les incertitudes entourant le sort de la Grèce laissent peu d’espoir de reprise rapide dans la zone euro. Même l’Allemagne jusque-là épargnée donne d’inquiétants signes de ralentissement.
Autant de raisons qui justifient une nouvelle baisse des taux de la part de la Banque centrale européenne, soulignaient hier plusieurs économistes. Selon eux la question n’est plus de savoir si, mais quand, l’institution monétaire va ramener son principal taux directeur à 0,50%.
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