La pression tarifaire s’accroît sur les gérants d’actifs britanniques
La FCA les exhorte à plus de transparence et envisage une enquête sur le rôle des sociétés de conseil en investissement.
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Stéphanie Salti, à Londres
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Dans un rapport de 200 pages, la FCA a lancé une attaque en règle contre l’industrie de la gestion d’actifs britannique, deuxième au niveau mondial avec près de 7.000 milliards d’actifs. Cette étude, qui a démarré en novembre 2015, met en évidence la quasi-absence de concurrence tarifaire dans ce secteur. La gestion active est tout particulièrement dans le viseur du régulateur en raison de la trop grande homogénéité des tarifs pratiqués : «de nombreux fonds de gestion active prennent des positions modestes par rapport au benchmark, a ajouté Christopher Woolard, directeur exécutif en charge de la stratégie et de la concurrence à la FCA, et cette initiative aboutit à des résultats similaires à ceux de la gestion passive mais avec des frais plus élevés». Selon le régulateur, quelque 109 milliards de livres seraient enfermés dans ces «faux» fonds de gestion active.
Face au manque de transparence, la FCA a cependant reculé devant la mise en œuvre d’un plafond. «Un plafond constitue une mesure de dernier ressort, a expliqué Andrew Bailey, directeur général de la FCA. Ce n’est pas une bonne réponse si l’on veut encourager la concurrence.» A la place, la FCA a proposé d’introduire un montant de frais unique (all-in fee) pour les investisseurs.
Favorable à cette idée, l’Investment Association (IA), le lobby des gérants outre-Manche, a cependant alerté sur sa difficulté de mise en oeuvre. «Cette définition large des frais de gestion était disponible dans le key investor information document mais a été retiré de celui de Priips (ndlr : produits d’investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance), un développement complètement rétrograde en matière de bonne communication à l’égard des clients», avance Chris Cummings, directeur général de l’IA.
Parmi les autres recommandations, le régulateur propose de renforcer l’obligation des gérants d’agir dans l’intérêt des investisseurs. Il étudie aussi la possibilité de soumettre à l’autorité de la concurrence britannique (Competition Markets Authority, CMA) l’examen du secteur du conseil en investissement. Selon la FCA, ces entreprises, dont trois (Aon Hewitt, Mercer et Willis Towers Watson) contrôlent 60% du marché, ne seraient pas en mesure d’identifier les gérants offrant les meilleurs rendements. Le rapport final devrait être publié l’été prochain.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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