Mario Draghi a déjà une longue pratique de l’hostilité allemande au laxisme monétaire accepté par la BCE pour lutter contre le risque déflationniste depuis 4 ans. Maintenant que celui-ci s’estompe, il peut se préparer à une nouvelle offensive.
Celle-ci a déjà commencé à l’approche de la réunion du conseil de la BCE jeudi.
Personne n’en attend de décision forte, ni sur son programme de rachat de dettes et encore moins en matière de taux. Mais cela ne retire rien à l’intérêt des débats.
La grande nouvelle, c’est que l’inflation est remontée à 2% en Europe pour la première fois depuis janvier 2013.
En Allemagne, elle a atteint en janvier 2,2%, nourrissant du coup les craintes d’un dérapage inflationniste qui demeure, comme on sait, une obsession nationale.
« La remontée de l’inflation prive la BCE de la base de sa politique d’argent bon marché », vient d’estimer un vice-président du groupe Chrétien démocrate au Bundestag, résumant un sentiment général souvent exprimé plus crûment en privé.
Pour autant, l’inflation sous-jacente, donc hors énergie donc, ne donne à 0,9% aucun signe inquiétant d’accélération.
Par deux fois ces dernières années, la BCE avait resserré sa politique monétaire trop tôt et dû revenir en arrière. Le président de la BCE ne veut à aucun prix refaire cette erreur.
Aussi, personne, pas même les Allemands, ne s’attend à une inflexion de sa politique sauf sur deux points : une communication plus claire sur la remontée de l’activité et le déclin du risque désinflationniste ; et la révision de l’objectif d’inflation que la BCE retient pour 2017 fixé à 1,3%.
Son relèvement constituerait pour les marchés un indice clair que le resserrement, lentement mais sûrement, se profile.
Le groupe français, désormais séparé d’Atos, vient d’obtenir son plus important contrat auprès d'EuroHPC, l'organisme européen chargé du calcul à haute performance. Un petit pas vers la souveraineté européenne dans l’IA.
Dans cette tribune pour l'Agefi, Emmanuel Millard, président de l’ICFOA et secrétaire général du groupe Endrix et Phu Dao-Le Flécher, maître de conférences à l’Université Evry Paris-Saclay et commissaire aux comptes reviennent sur les enjeux de la nouvelle réglementation française des crypto-actifs pour les entreprises.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Longtemps considérés comme de simples infrastructures techniques, les data centers sont devenus l’un des actifs les plus stratégiques de l’économie numérique. Derrière chaque interaction avec un modèle d’IA se trouve une infrastructure physique indispensable : le data center
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Marine Le Pen sera au second tour : ce point n’est presque plus discuté, et c’est une donnée de départ pour tous les acteurs. Et Jean-Luc Mélenchon pourrait y être. C’est justement pour cela que la vraie question, du Parti communiste à Bruno Retailleau, n’est plus « qui battra Le Pen » mais « qui empêchera Mélenchon d'être en face d’elle ». Des familles politiques qui n’ont rien en commun convergent sur cette même obsession, signe que la digue se construit désormais autour de l'évitement d’un nom, plus que d’un projet.
Rappelons un fait essentiel de notre architecture institutionnelle qui semble pourtant être occulté aujourd'hui par à peu près tout le monde : c'est bel et bien à l'Assemblée nationale et non à l'Elysée que les lois sont votées