« La plupart des entreprises ont couvert leurs besoins de financement à court terme »
Axel Botte, stratégiste chez Axa IM
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Laure Closier
L’Agefi: Le marché du crédit corporate a connu un mois de mai difficile. Vous attendez-vous à une réouverture du compartiment ?
Axel Botte: Le marché primaire est resté fermé en mai à cause de la volatilité des cours. On a vu quelques émissions récemment (Air Liquide, Deutsche Bahn et plusieurs émissions de covered bonds) mais l’activité reste faible. Le fait que les dernières émissions se fassent plutôt sur le segment d’obligations collatéralisées dénote une certaine prudence des investisseurs. Par ailleurs, la plupart des entreprises ont couvert leurs besoins de financement à court terme et ne sont pas pressées de revenir sur le marché. Cependant, en cas d’accalmie, on devrait observer une hausse des émissions d’ici à fin juin (avec le report des émissions initialement prévues en mai). En effet, il s’agirait sans doute de la dernière fenêtre avant l’été, période habituellement calme.
Sur les souverains la situation reste tendue, les mesures actuelles sont-elles suffisantes ?
Les plans de soutien à la Grèce et aux autres pays de la zone euro n’ont pas permis de stabiliser les marchés malgré les mesures de resserrement budgétaire annoncées en Espagne, en Italie et au Portugal. La volatilité du marché indique une nervosité extrême des investisseurs. L’Italie, et la France - en raison de son déficit élevé -, ont été attaquées et leurs spreads de CDS à 5 ans s’échangeaient le 8 juin à 237 points de base et à 100 pb. L’échéancier de refinancement est primordial dans la hiérarchisation des risques. Le marché continuera de spéculer sur un possible abaissement des notations. Concernant l’Espagne, qui a déjà perdu son AAA (pour S&P et Fitch), le passif contingent lié aux difficultés du secteur bancaire inquiète.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable