La pertinence d’un assouplissement supplémentaire continue de diviser les membres de la Fed

La vice-présidente de la banque centrale estime qu’il reste de la marge pour un stimulus additionnel. Une thèse qui ne fait pas l’unanimité
Antoine Duroyon

Le débat d’idées se poursuit au sein de la Réserve fédérale américaine. Sa vice-présidente, Janet Yellen, a plaidé hier en faveur d’une action plus franche de la banque centrale, reprenant le discours développé par le président de la Fed de New York, William Dudley.

«Il reste de la marge pour fournir un assouplissement supplémentaire via de meilleures indications sur la trajectoire du taux des fonds fédéraux ou de nouveaux achats d’actifs à long terme», a-t-elle déclaré lors d’une conférence à San Francisco.

«Le rythme de la reprise économique a été moins vigoureux que souhaité ou que prévu, et le taux de chômage a baissé de seulement un point de pourcentage environ ces deux dernières années», a-t-elle justifié, tout en appelant les responsables politiques à prendre leurs responsabilités et la communauté internationale à engager une «action urgente».

Cette perception de la politique monétaire laisse néanmoins d’autres membres de la Fed de marbre. Le président de la Fed d’Atlanta, Dennis Lockhart, qui deviendra un membre votant du Comité de politique monétaire (FOMC) l’an prochain, s’est dit «sceptique sur le fait que des achats d’actifs supplémentaires produiront beaucoup de bénéfices en termes d’accroissement de l’activité économique».

Invité à s’exprimer devant le Terry College of Business, Dennis Lockhart a estimé hier que la «politique monétaire appropriée» serait de garder les taux proches de zéro et le bilan à un niveau constant. Toutes les options restent néanmoins ouvertes, assure Dennis Lockhart.

Ces commentaires ont été faits le jour de la publication d’indicateurs mitigés. Sur le front de l’immobilier, la situation reste très fragile. L’indice S&P/Case-Shiller a baissé de 0,6% en septembre par rapport à août en données ajustées des variations saisonnières, alors que les économistes l’attendaient inchangé après -0,3% en août.

En revanche, la confiance des consommateurs s’est reprise en novembre. L’indice du Conference Board la mesurant est ressorti à 56,0 contre 40,9 en octobre, soit le gain mensuel le plus élevé depuis avril 2003. La tonalité se révèle plus positive sur les conditions de recherche d’emploi. La proportion de sondés jugeant qu’il reste difficile de trouver un emploi a reculé à 42,1% contre 46,9%.

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