La perte du AAA de la France risque de peser sur les assureurs
La dégradation semble à présent acquise, et les rendements français se sont tendus hier. Les covered bonds pourraient en tirer profit
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Après l’avertissement de Standard & Poor’s sur les notes de 15 Etats européens, le AAA de la France apparaît en première ligne. Parmi les six pays notés AAA, seule la France est menacée d’une dégradation de deux crans. L’agence craint que l’Hexagone n’atteigne pas son objectif de réduction du déficit à 4,5% du PIB en 2012 dans un contexte de croissance très faible, qu’elle anticipe à 0,5% contre une prévision gouvernementale de 1%. Mi-octobre, l’agence de notation Moody’s s’est par ailleurs laissé trois mois pour évaluer la perspective sur la note du pays. La troisième agence, Fitch, a cependant confirmé hier la note AAA qu’elle attribue à la France.
Sur les marchés, les taux longs français se sont écartés hier de 10 points de base (pb) à 3,21%. Seuls les rendements de l’Espagne, également menacée d’une dégradation de deux crans, et ceux de l’Autriche, se sont également tendus hier au sein de la zone euro. Le contrat de protection contre le risque de défaut (CDS) de la France s’est par ailleurs tendu de 10 pb à 191 pb.
«Nous pensons que la messe est bien avancée pour le AAA français qui devrait logiquement baisser d’un cran, tout comme probablement le AAA de l’Autriche», prévient Dominique Daridan, responsable de la recherche crédit d’Aurel ETC Pollak. «Les avertissements justifient que l'écart entre les taux français et allemand reste élevé. Mais les tensions sur les rendements français devraient rester modérées, il n’y a pas de risque de krach obligataire», rassure un économiste. La France doit émettre 179 milliards d’euros de dette à moyen et long terme sur le marché l’an prochain.
Les assureurs pourraient particulièrement souffrir de la dégradation de la dette française. «La perte du AAA devrait être négative pour les spreads des compagnies d’assurance française (qui ont surtout émis de la dette subordonnée, ndlr). Nous pensons à Groupama, La Mondiale ou à la CNP», poursuit Dominique Daridan. Les assureurs possèdent en effet beaucoup d’obligations françaises. Une dégradation de la notation des actifs qu’ils détiennent serait mal perçue par les investisseurs obligataires.
Les obligations sécurisées émises par les banques françaises pourraient en revanche sortir gagnantes d’une vague de dégradation sur la France, puisque leurs notes AAA ne devraient pas être menacées.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse