La part des profits dans l'économie américaine va continuer à croître
Les gains de revenus devraient cependant être mieux répartis entre les entreprises et les ménages
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Nuno Teixeira, Schroders
L’un des éléments qui nous rendent confiants concernant la capacité de redressement du marché du travail américain, est le remarquable rebond des résultats des sociétés américaines.
Les réductions de coûts durant la récession ont été très agressives et la productivité in fine a progressé (ce qui est inhabituel) car les entreprises ont réduit leur masse salariale plus vite que leur production. En conséquence, les résultats ont rebondi fortement - car tous les gains de la reprise sont allés vers la profitabilité des entreprises - et la croissance des bénéfices par action a été un élément important du récent rally des actions américaines.
L’ampleur des réductions de coûts est largement liée au sentiment qui prévalait fin 2008/début 2009, après l’effondrement de Lehman Brothers, selon lequel le monde était au bord d’une Grande Dépression. Les entreprises ont donc réagi en conséquence, mais lorsque leurs chiffres d’affaires ont commencé à se stabiliser et à croître de nouveau, elles se sont retrouvées avec des structures de coûts particulièrement compétitives.
Nous nous attendons donc à une nouvelle progression de la part des profits dans l’économie américaine, mais à un rythme plus lent (voir graphique). Ainsi, les gains de revenus seront dorénavant mieux répartis entre les entreprises et les ménages. Le mécanisme est le suivant : la hausse de l’emploi va doper les revenus des ménages et la confiance, qui en retour soutiendront la consommation. Autre bénéficiaire de l’amélioration de ces résultats : l’investissement des entreprises, qui a fortement progressé au quatrième trimestre, et qui contribue à soutenir la croissance du PIB.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »