La nouvelle donne obligataire pousse les investisseurs à se diversifier
La dette émergente locale et le high yield devraient encore bénéficier de nouveaux flux en 2011
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Nuno Teixeira, Schroders
Le panorama actuel des grands marchés de taux ne manque pas de défis pour les investisseurs, avec, d’une part, des rendements bas sur les actifs monétaires et, d’autre part, des perspectives défavorables ou mitigées sur les emprunts d’Etat des pays de l’OCDE. Nul ne peut ignorer les risques liés à la repentification de la courbe des taux (cas des Etats-Unis et des pays du cœur de l’Europe) ou l’environnement difficile que vont devoir affronter les pays périphériques européens.
Pour ceux qui cherchent du rendement, deux classes d’actifs présentent encore des opportunités dans l’univers «investment grade» ou assimilé : les obligations «corporate» et la dette émergente. La première a connu une progression de 6,8% en 2010, mais son niveau de spread moyen - proche de 160 points de base au niveau global et 180 pb en Europe - laisse encore des marges de compression. Pour la dette émergente, seules les émissions en devise locale offrent encore un couple performance/risque de qualité, grâce au potentiel d’appréciation d’un certain nombre de devises, la dette externe (libellée en dollars) affichant désormais une prime de risque insuffisante.
Enfin, il reste les obligations «high yield» internationales, un marché encore mal connu en Europe (il est vrai que plus des trois quarts de son gisement est américain). Le marché a certes connu une progression de 15% en 2010, mais sa prime de risque - proche de sa moyenne historique et de plus de 500 pb par rapport aux emprunts d’Etat - est confortable eu égard à l’amélioration des fondamentaux de la classe d’actifs. Les investisseurs le reconnaissent et apprécient notamment la capacité du high yield à voir ses performances se détacher de celles des obligations d’Etat.
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