La Norvège donne plus de souplesse à son fonds souverain
Norges Bank Investment Management, le fonds souverain qui gère la manne pétrolière de la Norvège, devrait bientôt avoir plus de latitude pour gérer son portefeuille de quelque 6.431 milliards de couronnes (750 milliards d’euros) à fin 2014. La ministre des Finances du pays, Siv Jensen, a présenté le 10 avril un programme de réformes qui devrait permettre au fonds d’investir en infrastructures non cotées et de dévier un peu plus qu’aujourd’hui de son indice de référence, tout en élargissant ses missions environnementales.
Aujourd’hui, NBIM doit détenir environ 60% de son portefeuille en actions, 35% en dette, et le solde en immobilier. Le niveau des taux et la perspective de rendements décroissants lors des années à venir plaident pour une diversification des placements, notamment dans les infrastructures. La banque centrale de Norvège, qui gère le fonds, a déjà passé le message plusieurs fois. Vendredi, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un groupe d’experts sur le sujet, pour voir s’il convient de relever le plafond de 5% fixé à la poche immobilière et de permettre au fonds souverain d’investir en infrastructures non cotées. Une fois rendues ces conclusions, d’ici à novembre, le gouvernement norvégien en tirera les conséquences au printemps 2016 dans un rapport transmis au parlement, qui a le dernier mot sur la question.
Oslo a aussi annoncé d’autres évolutions. La tracking error du fonds, qui mesure l’erreur de réplication par rapport à l’indice de référence, passera de 1% à 1,25%. Cette souplesse accrue s’accompagnera pour NBIM de nouvelles exigences en matière de reporting et de contrôle. Le gouvernement nommera à la banque centrale un directeur adjoint pour superviser les activités de gestion d’actifs, dans le cadre d’une réforme plus large de la gouvernance de la Norges Bank.
Enfin, l’approche d’investisseur socialement responsable du fonds va être renforcée. Le mandat d’investissement dans les actifs liés à l’environnement sera porté entre 30 à 60 milliards de couronnes. Quant aux entreprises dont «la conduite entraîne à un degré inacceptable des émissions de gaz à effet de serre», elles seront désormais exclues du portefeuille.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement. -
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine. -
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Axiom AI doit parer aux aléas de toute fusion
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes