La morosité du secteur automobile assombrit le climat des affaires en France
La Banque de France a porté de 0,5 à 0,7% sa prévision de repli du PIB dans l’Hexagone au quatrième trimestre
Publié le
Benoît Menou
Les chefs d’entreprise interrogés au mois de novembre par la Banque de France n’ont pas le moral. Et n’espèrent pas le retrouver dans les prochains mois. L’enquête mensuelle de conjoncture de l’institution révèle ainsi un indicateur du climat des affaires en nette baisse, à 68 contre 78 pour le mois d’octobre.
De quoi inviter la Banque de France à revoir sa prévision d’évolution du PIB pour le trimestre en cours. Il baisserait de 0,70%, contre une estimation précédente d’un recul de 0,50%. La croissance s’établirait ainsi à 0,8% pour l’ensemble de l’année 2008, contre 0,9 % avancé il y a un mois par la Banque de France.
Dans ce contexte, cette dernière souligne que le taux d’utilisation des capacités de production affiche une nouvelle contraction, les volumes de commandes nouvelles poursuivant également leur repli, tant en provenance de France que de l’étranger. La note de conjoncture a mis en exergue que les carnets de commandes se sont encore réduits «à un niveau jugé nettement inférieur à la normale». Dès lors, les stocks de produits finis «restent estimés supérieurs au niveau désiré». Pour la banque de France, les prévisions des patrons restent orientées à la baisse pour les prochains mois.
Un panorama similaire à celui des services marchands, au sein desquels l’activité s’est également «nettement repliée», sur fond de prix toujours en baisse et d’une «accélération» de la diminution des effectifs.
Le secteur automobile semble bien entraîner l’ensemble de l’industrie hexagonale. L’activité a continué de s’y contracter en novembre, tant pour les constructeurs que pour les équipementiers. Les carnets de commandes ont atteint un seuil qualifié de «très insuffisant» et les stocks de produits finis ressortent «nettement supérieurs à la normale».
Du côté des biens d’équipement pourtant, la production n’a subi qu’un «léger recul» le mois dernier, et les carnets de commandes «demeurent supérieurs à la normale». En parallèle, la production de biens de consommation n’aurait «pas varié», les dirigeants d’entreprises misant même sur une «légère accélération de l’activité» à court terme. Le flux des commandes nouvelles s’est «dans l’ensemble maintenu» dans ce secteur et les carnets sont encore jugés «légèrement inférieurs à la demande».
Doublant la taille du précédent millésime, Blackstone Capital Partners Asia III dépasse son objectif de 10 milliards de dollars, confirmant la prééminence des plus grandes plateformes dans la région.
Le multi-family office franchit le cap des 6 milliards d'euros d'actifs sous conseil et structure sa gouvernance en confiant à Nour Bendimered le poste, nouvellement créé, de responsable des investissements (CIO).
Lors d'une étude de phase 3 sur son traitement contre la rectocolite hémorragique, quelques patients ont développé des cancers. Abivax estime qu'il n'y a aucun lien mais les investisseurs sanctionnent lourdement le titre.
Avec le recrutement de Christophe Juniet à la tête d'une nouvelle ligne métier, les dirigeants font de la transformation digitale une priorité stratégique.
La société de gestion fondée par Edouard Carmignac aborde une nouvelle phase de développement après l'arrivée récente de Christophe Arzano. Cette activité, qui pèse près d'un milliard d'encours, compte une dizaine de collaborateurs, dont trois ont été recrutés sur les douze derniers mois.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Giorgia Meloni semble vouloir privilégier le soutien aux ménages plutôt que le réarmement : Rome envisage de renoncer à une partie des 14,9 milliards d’euros du programme européen SAFE
La Russie a lancé 656 drones et 73 missiles dans plusieurs villes ukrainiennes, mardi 2 juin. L'attaque massive a fait neuf morts, dont quatre à Kiev, et des dizaines de blessés
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN