La longue décollecte des fonds obligataires ralentit
Les fonds obligataires sortent la tête de l’eau. Ils ont certes enregistré leur onzième semaine d’affilée de décollecte entre le 17 et le 23 mars, mais celle-ci ne s’élève qu’à seulement 0,2 milliard de dollars, selon le « Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Dans le même temps, les investisseurs sont sortis des fonds actions à hauteur de 1,9 milliard de dollars, et ont placé 13,2 milliards dans les fonds monétaires.
Le désamour des investisseurs internationaux pour l’obligataire, qui se manifeste depuis le début de l’année, a atteint un pic la semaine dernière avec quasiment 15 milliards de dollars retirés des fonds. Elle était, depuis le début, alimentée par les rachats de parts sur les fonds d’obligations d’entreprises investment grade, high yield et émergentes. Mais cette semaine, les premiers ont connu une décollecte quasi-nulle (-0,09 milliard de dollars), et celle des troisièmes fut assez faible (-0,7 milliard). Seuls les fonds d’obligations émergentes ont continué à enregistrer une décollecte importante, de 3,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations souveraines ont, eux, maintenu leur attractivité, avec +4,5 milliards de dollars de flux (dont 1,1 milliard sur les titres indexés à l’inflation). Les fonds de dettes bancaires ont également connu une bonne semaine, avec +1,6 milliard de dollars de flux nets.
Sortie des actions
Sur les actions, les investisseurs sont sortis de toutes les zones géographiques, les Etats-Unis en tête (-3,1 milliards de dollars de flux). Les fonds d’actions européennes ont rendu 1,2 milliard de dollars, ceux d’actions japonaises 0,3 milliard, et les fonds d’actions émergentes 0,6 milliard. Sur le marché américain, peu de catégories de fonds actions ont réussi à attirer plus d’un milliard de dollars de flux cette semaine. Il s’agit des fonds de grandes capitalisations (+2,5 milliards de dollars), de la tech (+1,9 milliard) et de la sante (+1,6 milliard). Les rachats se sont concentrés sur les stratégies value (-5,3 milliards de dollars) et les petites capitalisations (-5,5 milliards).
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