La large victoire de Syriza pèse sur les marchés grecs
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Quelques heures seulement après sa très nette victoire aux législatives en Grèce, le parti de gauche anti-austérité Syriza a conclu lundi un accord de gouvernement avec le mouvement des Grecs indépendants, ce qui lui permettra d’entamer rapidement les négociations avec les créanciers internationaux d’Athènes. Alexis Tsipras, le chef de file de Syriza, a prêté serment en tant que nouveau Premier ministre lundi après-midi. La liste de son gouvernement devrait être dévoilée mardi.
Syriza a obtenu dimanche 36,3% des voix selon des résultats quasi définitifs, soit 149 députés, à deux sièges de la majorité absolue. L’accord conclu avec les Grecs indépendants (Anel), crédités de 13 sièges, donne naissance à une alliance gauche-droite inhabituelle, mais soudée par l’opposition aux conditions dont dépend l’aide financière de la troïka Union européenne, BCE et FMI.
Les ministres des finances de la zone euro, réunis ce jour à Bruxelles, débattront de la question. «Il n’y aura pas de remises de dette mais nous sommes prêts à discuter d’une extension du programme de renflouement ou des échéances (...) Mais cela ne changera rien au fait que la Grèce doit poursuivre les réformes économiques», a déclaré le Premier ministre finlandais, Alexander Stubb, lundi matin.
Quoique largement anticipée, la victoire de Syriza a provoqué un écartement de 47 points de base des rendements grecs à 10 ans, à 8,65%. Ces tensions restaient cependant circonscrites à la Grèce lundi matin, les rendements des autres emprunts souverains d’Europe du Sud étant stables, voire en baisse pour le Portugal. L’indice de la Bourse d’Athènes se repliait de 1,22% vers midi après avoir chuté de 5,55% en matinée.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
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Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
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