La hausse des taux en Hongrie échoue à soutenir la devise
Budapest, qui a perdu la confiance des investisseurs, devra procéder à d’autres relèvements après celui d’hier pour endiguer la chute du forint
Publié le
Alexandre Garabedian
Un resserrement monétaire alors que la croissance patine. La Hongrie n’a pu faire autrement que de relever son taux directeur de 50 points de base hier, à 6,50%, dans l’espoir d’endiguer la dégringolade de la devise. Peine perdue: le forint, qui a abandonné 14% face à l’euro depuis juillet, la pire performance mondiale, a continué à baisser à 310 pour un euro après la décision de la banque centrale.
La hausse des taux avait été prévue par le consensus. Elle en annonce d’autres si Budapest entend vraiment créer un choc sur les marchés. «Le resserrement de 50 pb a fait flop, jugeaient hier les économistes de Capital Economics. Il a toujours été clair qu’il fallait une hausse bien supérieure pour renforcer la devise. Avec une probabilité supérieure à 50%, la Banque nationale de Hongrie sera forcée à d’autres hausses de taux dans les trois à six mois». La chute de la devise a notamment un impact direct sur les ménages, qui se sont beaucoup endettés jusqu’en 2008 en devises étrangères (euro et franc suisse). Elle traduit l’exaspération des investisseurs devant les réformes peu orthodoxes du gouvernement Orban: taxe bancaire élevée, nationalisation à la hussarde des actifs des fonds de pension privés, plafonnement de la parité forint-euro et forint-franc dans les contrats de prêts qui devrait avoir pour effet d’imputer des centaines de millions d’euros de pertes de change au secteur bancaire…
«C’est la politique budgétaire, et non la politique monétaire, qui pourra stabiliser le taux de change», résume Matyas Kovacs, économiste chez Raiffeisen.
La défiance des investisseurs se manifeste logiquement aussi sur les marchés de taux. La Hongrie, qui n’a pas de grosses tombées avant 2012 (4,7 milliards d’euros), a raté plusieurs adjudications. Mardi, elle s’est financée à 3 mois à 7,32%. Sa courbe des taux 3-15 ans est passée au-dessus des 9% après que Moody’s a dégradé la note du pays d’un cran à Ba1, en catégorie «junk», le 25 novembre. En toute logique, les banques, déjà bien en peine pour se financer, devraient suivre.
Avec 82% de dette sur PIB et une croissance sous les 1% en 2012, la Hongrie doit donc vite changer de stratégie. Le gouvernement a tout juste commencé à adopter un ton plus conciliant vis-à-vis du FMI, qu’il compte solliciter à titre préventif.
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